Pour ce n°5, nous arpentons d’ores et déjà tous les -im-possibles, nous parcourons les courbes urbaines imbriquées les unes aux autres, nous égarons, ravis, nos idées toutes faites au fil du labyrinthe qu’on empreinte, au fil des « villes invisibles » telles que les décrit Italo Calvino dans son livre éponyme.

« La ville ne dit pas son passé, elle le possède pareil aux lignes d’une main » *.
Et nous provoque l’envie de lire sur et entre les lignes de nos mains, y lire des bribes de passé tout en saisissant quelques fulgurances précoces sur fond d’horizon imprévisible.

A la « mémoire plastique » des villes visibles se tissent les « signes invisibles qui finissent par modifier physiquement l’architecture de la ville elle-même. » *
Sans prétendre en délivrer une analyse approfondie, on s’attache à l’idée de vouloir cerner le contour de ces « signes invisibles », individuels, d’en prélever ici quelque fragrance à la manière d’un chimiste en herbe pour nous figurer mieux l’esquisse de nos propres signes, galaxie influençant la constellation d’ondes interagissant et modifiant sans cesse l’état de la carte du ciel. Alors on se met à imaginer de nouvelles frontières…

Des nouvelles frontières, détachées des mémoires, rebelles aux sillons de vie, destinée. Les frontières ne sont pas celles qu’on imagine…. Alors à vos plumes et bienvenue à vos imaginaires !

Air&Tof’

* Les villes invisibles, Italo Calvino, Ed.Seuil, collections « Cadre vert » et « Points », traduction de l’italien par Jean Thibaudeau.

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