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Quelqu’un de sacrifié.

Toujours quelqu’un de sacrifié :
Derrière la porte pour pleurer ;
Du grand amour qu’on partageait
Ne reste qu’un lit défait.

Toujours quelqu’un qui se barre
Soudain sans crier gare ;
De nuit tu étais son phare
Quel naufrage se prépare ?

Toujours le poids du silence
Qui étouffe la sentence
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On accorde son indulgence,
Matière à repentance.

Toujours une main sur son corps
-Et son souvenir qui mord-
A réinventer le décor
Cet instant quand il s’endort.

Toujours le rêve chavirant
Aux lèvres du bel amant
Epave sur les brisants
Qui se délivre des tourments.

Toujours ces mots d’amour jetés
Que tu vois s’éloigner
Les veilles ne savent plus pleurer
Elles gardent leur dignité.

Pierre WATTEBLED- le 23 février 2015.

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