Q, du Q, du Q

(Extrait du Petit Dico haineux de la Littérature pas Nette sur le Net)

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Comme on l’a vu, quantité de quiproquos débouchent sur des querelles obscures et quotidiennes. Quiconque se mettrait en tête de résoudre l’insondable question de la quadrature du cercle non seulement pourrait faire une croix sur la quiétude mais encore passerait pour une quiche.
La quintessence des sites à vocation littéraire tient dans la quête éperdue du quidam d’une quelconque qualité de vie qui n’excite pas le réel. Si quelques quasimodos du stylo restent sur le quai, d’autres affreux jojos recherchent leur quatre-heures.
Quoi ? Comment qualifier autrement ceux qui voient dans l’écrit un prétexte à la rencontre ? Ils sont tombés en quenouille choqués par les sites de cul ? Ils restent sur leur quant-à-soi en s’inscrivant sur un forum qui cache son ambition: ici comme ailleurs, c’est la queue qui mène la danse.
Pas de quartier pour les quadras, les quinquas qui quémandent tous la même chose : l’amour ou quasiment son clone : le contact. La quarantaine qui les condamne les place sur le qui-vive. A l’affût du moindre quatrain évocateur, ils entament un quadruple salto pour faire choir la quille qu’ils ont choisi pour cible.
Quérir une quittance devient chérir sa pitance. Quand ils se rendent compte que le quotient choisi comme dénominateur commun se nomme solitude, meurtris par le qu’en dira-t-on, ils quittent enfin le site, ou plutôt changent de pseudo…

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