<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>LIVRES A TELECHARGER</title>
	<atom:link href="http://www.livresatelecharger.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.livresatelecharger.com</link>
	<description>LAT Livres d&#039;auteurs à télécharger...</description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Feb 2012 08:55:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Chroniques du ver sot : Safari en Cévennes</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/nouvelles_livres-a-telecharger/safari-en-cevennes/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/nouvelles_livres-a-telecharger/safari-en-cevennes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 08:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aganticus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2233</guid>
		<description><![CDATA[Après quelques virages très cévenols, me voici à Notre Dame de la Rouvière, un charmant hameau accroché aux Cévennes méridionales, à une soixantaine de kilomètres au nord de Montpellier, pas très loin du Vigan, demie sous préfecture du Gard par protection. Le but de mon déplacement est juste de faire plaisir à mon potes Jojo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Après quelques virages très cévenols, me voici à Notre Dame de la Rouvière, un charmant hameau accroché aux Cévennes méridionales, à une soixantaine de kilomètres au nord de Montpellier, pas très loin du Vigan, demie sous préfecture du Gard par protection.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Le but de mon déplacement est juste de faire plaisir à mon potes Jojo qui me vante la beauté du coin et, pour ce, m&#8217;a invité à un flinguage de sangliers. Je colle un S à sanglier because je suis d&#8217;un naturlich très optimiste.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Pour la beauté du lieu, je cautionne : j&#8217;en prends tellement plein les mirettes que je me demande si, après ça, je vais pouvoir réintégrer les faubourgs de Montpellier sans avoir envie d&#8217;insulter le percepteur qui m&#8217;envoie la taxe d&#8217;habitation.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est beau, c&#8217;est sauvage, c&#8217;est inattendu et féerique à la fois. C&#8217;est… les Cévennes, et comme disait mon père : &laquo;&nbsp;Qui voit Cévennes voit ses peines&nbsp;&raquo; ; Il avait trouvé cet adage dans Banania et il se foutait des fautes &laquo;&nbsp;d&#8217;octograffe&nbsp;&raquo; comme de sa première liquette.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Quand à la battue au sanglier… je vais essayer de vous retracer la journée mais ca va pas être fastoche.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Tout d&#8217;abord, le rassemblement au petit matin : des tronches hirsutes, des clébards qui s&#8217;apostrophent, des cliquetis d&#8217;armes, des grosses voix qui font savoir à la cantonade leur infime bonheur de se retrouver et des volets furax qui se referment en claquant. Derrière on entend parfois des &nbsp;&raquo; Boun Diou di cassaïres&nbsp;&raquo; dont la traduction aurait tendance à signaler aux auteurs des voix que certains non chasseurs aimeraient bien pioncer un chouia de plus.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Sans compter avec la dernière blagounette quasi obligatoire. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est : &laquo;&nbsp;<em>Tu sais ce que dit un sanglier qui croise un cochon ?</em>&nbsp;&raquo; Et bien sûr comme personne ne moufte le blagueur embraye : &laquo;&nbsp;<em>Pas trop dur la chimio ?</em>&laquo;&nbsp;  Sous les rires forts et gras de l&#8217;assemblée. </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Mes excuses à ceux qui doivent endurer cette phase obligatoire pour pouvoir guérir; en espérant que le reste de la page leur enlèvera quelque peu le spleen.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Bon alors, </em>s&#8217;écrie le chef des canardeurs,<em> les rabatteurs, z&#8217;avez qu&#8217;à monter au col de la Tribale et vous redescendrez ensuite pour faire venir les bestiaux vers ceux qui seront en poste; et n&#8217;oubliez pas vos gilets fluos.</em></span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Traduction : démerdez vous à crapahuter pour nous envoyer les sangliers que nous tirerons comme à la foire; les gilets fluos étant juste pour qu&#8217;on essaye de ne pas nous confondre avec le gibier.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Heu… ça arrive, </em>demande-je à mon pote Jojo,<em> qu&#8217;on prenne les rabatteurs pour des sangliers ?</em></span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>-    Oh rarement avant le déjeuner</em> m&#8217;affirme laconiquement mon hôte. Je n&#8217;ai pas le temps de demander pourquoi avant le déjeuner car nous partons. </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est au bout de deux plombes de crapahut que je commence à piger les finesses de cette chasse. Nous les rabatteurs, pour pouvoir rabattre, faut monter sur des escarpements, on y laisse des kilos de sueur et le souffle a plutôt tendance à se raccourcir. Pendant ce temps les meutes de clebs s&#8217;égosillent en chorales mortelles et les seigneurs tireurs en poste cueillent des champignons en attendant la curée. </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Tout à coup, le feu d&#8217;artifice sans lumière commence. Une pétarade de coups de feu suivie de pleins de  &laquo;&nbsp;<em>je l&#8217;ai eu</em>&laquo;&nbsp;. Si j&#8217;ai bien compté y&#8217;a au moins dix sangliers au tapis.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Arrive le déjeuner pris dans une convivialité grandissante avec le nombre de litres de rouge cadavérisé. Une seule ombre au tableau : un unique sanglier sur le carreau ; les dix chasseurs ont du tirer le même…et nous v&#8217;la repartis pour le second épisode.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est là que j&#8217;arrive à un poste ou deux champions discutent :</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Hé, samedi dernier,  c&#8217;était quoi que tu crois avoir  tiré </em></span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>? </em></span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">demande l&#8217;un qui ferait peur au fils de Frankenstein tellement il est pas beau avec ses cheveux implantés à deux centimètres des sourcils </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Ben un condor de Mauritanie </em>affirme le tartarin en se drapant dans sa dignité</span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Té… l&#8217;autre! Tu as juste tiré sur un delta plane, andouille! </span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ouais, n&#8217;empêche qu&#8217;il lâché sa proie, ce con</span></em><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Vous dire que le milieu de la chasse est un groupement de consanguins handicapés du bulbe, ça je peux pas : faut pas trop exagérer, mais affirmer que c&#8217;est un milieu intello, non ! Faut pas déconner, non plus.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Le reste de la matinée est beaucoup plus animé que la première moitié rapport aux kils de rouquin qui ont déchargés pas mal de testostérone dans les veines de nos héros.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Y&#8217;a même un jeunot de notre chasse qui m&#8217;a demandé mes papiers… Il devait se prendre pour Rambo en mission secrète.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">A la fin on a compté les bêtes mortes pour la patrie : deux seulement pour trois cents douze coups de fusil… Ce sont les armuriers qui se marrent. J&#8217;en ai connu même un qui avait vendu son magasin dans le nord, cause qu&#8217;ils avaient interdit l&#8217;alcool pendant les chasses et qui avait acheté un estanco ici ; inutile de dire qu&#8217;il se faisait des quinques en or dans nos chères Cévennes.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Là où je me suis le plus fendu la gueule c&#8217;est quand lorsque on a vu arriver deux chasseurs, très certainement des vikings des hauts cantons, qui tiraient par les pattes arrières le sanglier qu&#8217;ils avaient assassiné. Chacun sa patte et vogue la galère. Moi, sympa, observateur et voulant leur rendre service, je leur signale qu&#8217;en le tirant comme ça ils sont à rebrousse poil et ce contre sens du poil fait une résistance alors que s&#8217;ils attrapaient le bestiau par les défenses ça glisserait tout seul. &laquo;&nbsp;<em>Ouais, OK merci mec !</em>&nbsp;&raquo; M&#8217;envoient-ils,  pleins de reconnaissance.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Je me tire dans le sens opposé à leur marche ci-dessus décrite vu que je dois rejoindre mon QG et, ceci fait, qu&#8217;elle n&#8217;est pas ma surprise, au bout d&#8217;un moment, de les voir arriver à l&#8217;opposé de là où qu&#8217;ils devraient être.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Le plus vieux m&#8217;adressant un bon gros clin d&#8217;œil complice me dit :</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Hé mais dites donc, c&#8217;est ben vrai que ca glisse mieux comme ca !</em></span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ouais rajoute l&#8217;autre mais ça fait quand même un quart d&#8217;heure qu&#8217;on s&#8217;éloigne de la camionnette…</span></em><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est ensuite le dépeçage puis le partage des morceaux plus ou moins noble, par tirage au sort presque pas dirigé.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>La première hure est pour Tony vu qu&#8217;il l&#8217;a demandée le premier…</em></span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Hé, tu tires au sort ou tu fais comme en politique ?</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Kékifont en politique ?</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ben, comme là : ils te font croire que c&#8217;est la loi mais on distribue aux copains !</span></em><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>-    C&#8217;est pas normal</em> <em>!</em> hurle un rougeaud bien aviné en chargeant son fusil, <em>va y avoir du grabuge !</em></span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ho, toi, écrase vu le nombre de sangliers que tu ramènes on devrait te donner les trous</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    J&#8217;vais m&#8217;le faire ce con !</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Tu ferais mieux de tirer ta femme que des sangliers, au moins tu la raterais pas !</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Et pourquoi qu&#8217;il la raterait pas ?</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Tu connais l&#8217;expression &laquo;&nbsp;rater une vache dans un couloir&nbsp;&raquo; ?</span></em><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>-    Bon, très bien</em>, s&#8217;offusque l&#8217;offensé, <em>j&#8217;me casse et je ne mettrais plus les pieds dans votre chasse de merde</em></span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    C&#8217;est ça ! et tire la chasse en partant…</span></em><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>-    Il fait le coup chaque fois mais la samedi d&#8217;après il est là car avec le vin, il oublie…</em>M&#8217;explique mon pote Jojo</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    <em>Mais sa femme, </em>questionne-je,<em> elle est si moche que ça?</em></span><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Non, pas vraiment, mais  lui, il est très cocu et il fait croire à sa gerce qu&#8217;un jour il tirera sur un des ses amants…et elle est bien contente qu&#8217;il aille chasser, ce con : au moins elle est sûre d&#8217;avoir au moins trois heures pour recevoir une visite</span></em><br />
<em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Une visite de qui? </span></em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Me hasardais-je naïvement</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small"><em>-    Putaing ! toi t&#8217;es vraiment un mec de la ville ! Que veux-tu que reçoive comme visite la femme du plus grand cocu de la région ?</em> Mon pote Jojo met ainsi fin à toutes sortes d&#8217;explications car voyez vous, les cévenols sont remplis d&#8217;une pudeur toute….cévenole. </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est le soir en rentrant chez moi que j&#8217;aperçois, dans la lueur de mes phares, un  panneau d&#8217;affichage pour les élections cantonales : sous la photo du peut-être futur élu, une affirmation très Cartésienne: <em>Avec chasse, pêche et traditions défendez la nature !</em></span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Je me demande bien qui c&#8217;est-y qui la met en danger, la nature, dans les Cévennes…</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/nouvelles_livres-a-telecharger/safari-en-cevennes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>chroniques du ver sot: Le testament de l&#8217;oncle Cristobal</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/humour/le-testament-de-loncle-cristobal/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/humour/le-testament-de-loncle-cristobal/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 15:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aganticus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bakasablelat]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2199</guid>
		<description><![CDATA[Ben mes aïeux, il m&#8217;en arrive une, pas piquée des hannetons : figurez vous que je suis convoqué chez Maître Phillou, notaire sis à Ste Foy-la-Grande, magnifique cité médiévale où la Dordogne se pacse à la Gironde sans contrat de mariage. La féerie de ce coin est tout simplement féerique! J&#8217;peux pas mieux dire. Objet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Ben mes aïeux, il m&#8217;en arrive une, pas piquée des hannetons : figurez vous que je suis convoqué chez Maître Phillou, notaire sis à Ste Foy-la-Grande, magnifique cité médiévale où la Dordogne se pacse à la Gironde sans contrat de mariage.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">La féerie de ce coin est tout simplement féerique! J&#8217;peux pas mieux dire.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Objet de la convoc: Suite au décès du sieur Cristobal Culcousu y&#8217;aurait comme un héritage orphelin qui ne demanderait qu&#8217;à se faire consoler.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Ca tombe bien vu que je serais plutôt à sec en ce moment et puis c&#8217;est bien grâce aux neveux fauchés que la légende des tontons à héritage perdure dans notre histoire de France, non ?</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Inutile de vous préciser que notre bien aimée SNCF n&#8217;a pas cru bon de desservir ce lieu enchanteur et qu&#8217;à partir de Bordeaux c&#8217;est le système Démerde qui permet de se déplacer. </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Qu&#8217;à ce la ne tienne, Etienne, je loue donc une tire chez Larigot (Ben ouais) et me voilà sur les départementales bien proprettes du Bordelais. C&#8217;est marrant de deviner l&#8217;endroit approximatif où vous vous trouvez uniquement à l&#8217;aspect des routes secondaires; par exemple les routes bordées de villages fleuris c&#8217;est plutôt le Chnord ou l&#8217;Alsace, dans le Bordelais c&#8217;est toujours nickel, dans l&#8217;ile de France ce sont les routes bordées de panneaux publicitaires et vers le sud ce sont les sacs plastiques qui vous indiquent que de la propreté, ici, on s&#8217;en tamponnent le coquillard : question de mentalité…</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">J&#8217;arrive donc place Gambetta à Ste-Foy-La-Grande et au petit attroupement devant l&#8217;étude studieuse de Maître Phillou, je constate que je ne suis pas le seul récepteur de legs du sieur Culcousu, Cristobal, le bien aimé (lui et son héritage).</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Les divers convoqués sont plutôt gais et rieurs pour honorer un décédé mais que voulez vous, la peine s&#8217;efface devant le futur souvenir des lendemains plus riches… Merveilleuse oxymore pour dire qu&#8217;on préfère pleurer un richard qui a pensé à nous  que de payer les obsèques d&#8217;un fauché égoïste qui n&#8217;a même pas eu la décence de mettre quatre ronds de côtés pour se faire regretter…</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Le chagrin a ses raisons que le chat gris ne connait pas.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Un couple me fais tressauter la sous ventrière : on les dirait tout droit sortit d&#8217;un dessin de Dubout.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Lui petit, maigrichon, moustachu et l&#8217;air de ne pas y être et elle matrone expansée et débordante de partout, le sous tif prêt à rompre, l&#8217;air de jauger tout le monde et la gouaille accentuée d&#8217;un accent trainant sur des relents de poisson.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ho, hé bé, on rentre chez le notaire ? minaude-t-elle dans un souffle de cachalot revenant d&#8217;une apnée de cinquante minutes</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Attends un peu, mamour s&#8217;excuse le petit mari en clignant des yeux vers la cantonade.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Vouais mais on pète de chaleur, la dehors plaide la cachalote </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    S&#8217;il n&#8217;y avait que de chaleur… chuchote un anonyme du groupe, certainement en direct live avec l&#8217;encensoir perso de la plaignante</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Voyons, nous ne sommes pas à une minute près, déclare un grand sec d&#8217;un docte ton</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Parler de minute devant un notaire c&#8217;est vraiment de l&#8217;humour ne puis-je m&#8217;empêcher de faire remarquer; sous l&#8217;approbation générale de l&#8217;assistance qui n&#8217;a rien de publique.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">C&#8217;est à cet instant que maître Phillou arrive à son étude et nous invite à y entrer après avoir ouvert sa porte et fait un magistral geste de bienvenue.  </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Il nous fait asseoir et comme il manque un siège, c&#8217;est le mari fort mari qui se cogne sa gerce baleinique sur ses pauvres petits genoux ; m&#8217;est avis qu&#8217;il va falloir que ça aille vite…</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Mesdames et messieurs, entame le notaire après avoir dépucelé la grande enveloppe contenant le testament, je vous remercie d&#8217;être tous ici et si je vous ai convoqués, c&#8217;est à la demande posthume de feu Cristobal Culcousu qui m&#8217;avait déposé son testament voici deux ans avec comme volonté de ne l&#8217;ouvrir que devant vous, ses héritiers. Un grand sanglot sort de la gorge dépoitraillée de Mamour la baleine et le notaire ne peut s&#8217;empêcher de demander</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Vous le connaissiez ?</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Non, maître, mais je ne peux m&#8217;empêcher de pleurer les morts sniffe-t-elle</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ben, heureusement qu&#8217;elle n&#8217;habite pas près d&#8217;un cimetière lâche imperturbable le grand sec au docte ton</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Je ne vais pas vous lire les dernières volontés du défunt coupe le notaire, car Cristobal m&#8217;a demandé de vous donner le texte écrit desdites volontés et non pas de vous les lire…</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    C&#8217;est quoi l&#8217;embrouille demande une petite dame, sèche comme un calamar et bien propre sur elle</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Ce n&#8217;est pas une embrouille reprend maître Phillou, c&#8217;est une volonté du défunt.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Joignant le geste à la parole, il nous tend à chacun une feuille calligraphiée à la main, des fois qu&#8217;on reconnaitrait l&#8217;écriture d&#8217;un type qu&#8217;on ne connaissait ni de rêve ni des dents.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Comme tous les membres de cette assemblée abîmée dans le recueillement, je me plonge rapidos dans la lecture du document</span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">&laquo;&nbsp;Mes chers éventuels héritiers</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Je communique avec vous aujourd&#8217;hui par l&#8217;intermédiaire de mon notaire,  un homme </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">loyal et au dessus de tout soupçon ; il n&#8217;est pas ce genre de personnage fourbe, vénal et</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">éventuellement malhonnête qui peut détourner l&#8217;argent qui lui est confié ; la preuve de </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">cette loyauté parfaite sera la clarté réelle qu&#8217;il mettra pour vous dévoiler une partie de</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">mon propos post mortem : il vous dira ce que la chance m&#8217;a laissé sous la forme de mi- </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">rages rêveurs: l&#8217;idée de la richesse. Lors de belles discussions philosophiques, nous par- </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">lions de notre monnaie actuelle, issue du travail acharné des financiers européens et si,</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">comme dans un court texte de George Sand où l&#8217;éconduit s&#8217;écrie: j&#8217;ai compris, puisque</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">il ne vous en parle pas, il faudra bien chercher ailleurs; vous espérerez peut être entrer</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">dans la famille des gens qui ont déjoué des manœuvres visant à pouvoir vivre enfin </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">en possession de tous les dus légitimes … il vous faudra alors être très perspicaces.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Fait à Ste-Foy-la-Grande le 12 juillet 2008 par Cristobal Culcousu sain de corps et </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">d&#8217;esprit et confié sous scellés à maître Phillou, notaire à Ste-Foy-la-Grande pour valoir</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">de ce que de droit.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Le texte me paraît un tantinet bizarre et carrément insupportable à la grosse broyant les genoux de son pauvre mari ; elle se met à gueuler : </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Et alors ça fait combien de blé toutes ces conneries ! </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Je n&#8217;en sais pas plus que vous, chêêêre madame s&#8217;excuse l&#8217;exécuteur du mort</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Peau de balle et balle de crin propose le docte</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Vous… vous voulez dire que c&#8217;est un héritage sans argent ? s&#8217;étonne la mémé toute sèche</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    J&#8217;en ai bien peur conclue le notaire d&#8217;un air navré </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Qui va nous rembourser les frais du voyage ? pleure le petit mari si petit qu&#8217;on le croit plus loin.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Perso, tout en écoutant ce beau monde d&#8217;une oreille abstraite, je me dis que quelque chose cloche dans cette histoire ; La question à se poser est : pourquoi avoir fait un testament si rien n&#8217;en découle? La réponse est qu&#8217;il doit y avoir obligatoirement quelque chose que nous n&#8217;avons pas vu.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Je reprends le testament, je le relis et au bout de la quatrième relecture la lumière se fait dans mon cerveau lent.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">J&#8217;interpelle alors le notaire escroc : </span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">-    Cher, très cher maître, je dirais même trop cher maître, si vous nous parliez maintenant des millions d&#8217;euros que notre légataire vous a confié afin de nous le remettre?</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Un immense sourire de joie mêlé d&#8217;un rictus d&#8217;incompréhension se lit sur toutes les tronches d&#8217;ampoules des héritiers et une énorme déception sur celle de maître Phillou qui devra attendre des héritiers plus bêtes pour se faire un magot sur leurs dos.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Hé oui mes amis, il faut toujours se méfier d&#8217;un notaire qui n&#8217;a pas l&#8217;air d&#8217;être ce qu&#8217;il est…</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Forcément, vous avez tous compris l&#8217;astuce ?</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Non ?</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Hé bien, pour ceux qui n&#8217;ont pas flairé le traquenard, et si vous voulez connaitre la solution, je vais vous obliger à me faire un commentaire pour me la demander; et poliment en plus !</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">Tiens, cela va me permettre de savoir si je suis lu en profondeur ou en diagonale.</span><br />
<span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: small">On est cabot ou on ne l&#8217;est pas…</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/humour/le-testament-de-loncle-cristobal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un caillou dans la crique</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/pastiches/un-caillou-dans-la-crique/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/pastiches/un-caillou-dans-la-crique/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 10:23:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EnfantdeNovembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pastiches]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2181</guid>
		<description><![CDATA[Un caillou dans la crique, la jolie rengaine C&#8217;est presque mécanique Un caillou dans la crique ricoche et glousse C&#8217;est un grain dans mon esprit Un gouffre comme contour de mon plastigel De mon caillou qui saigne et nie la ritournelle Attendez que je réalise: On s&#8217;est quittés sur une méprise Une méprise, méprise, éprise&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center">Un caillou dans la crique, la jolie rengaine</p>
<p style="text-align: center">C&#8217;est presque mécanique</p>
<p style="text-align: center">Un caillou dans la crique ricoche et glousse</p>
<p style="text-align: center">C&#8217;est un grain dans mon esprit</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">Un gouffre comme contour de mon plastigel</p>
<p style="text-align: center">De mon caillou qui saigne et nie la ritournelle</p>
<p style="text-align: center">Attendez que je réalise:</p>
<p style="text-align: center">On s&#8217;est quittés sur une méprise</p>
<p style="text-align: center">Une méprise, méprise, éprise&#8230;</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">Un caillou dans la crique, la jolie rengaine</p>
<p style="text-align: center">C&#8217;est presque mécanique</p>
<p style="text-align: center">Un caillou au cas où qui glousse, ricoche</p>
<p style="text-align: center">Sur la surface de ma vie</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">Je suis le scorpion sur la cardamome</p>
<p style="text-align: center">Je traîne des pieds sales sur les rhizomes</p>
<p style="text-align: center">Et mon astre est ce caillou qui glousse</p>
<p style="text-align: center">Aussi acide qu&#8217;un pamplemousse</p>
<p style="text-align: center">Je suis fou, c&#8217;est indicible</p>
<p style="text-align: center">Je résiste à mes disciples</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">Je suis fou, c&#8217;est indicible</p>
<p style="text-align: center">Je résiste à mes disciples</p>
<p style="text-align: center">
<p style="text-align: center">Mon caillou, caillot de <em>surmoi</em></p>
<p style="text-align: center">Un <em>ça</em> dans l&#8217;ensemble</p>
<p style="text-align: center">Zou les verrous !!</p>
<p style="text-align: center">Mon caillou, youyou de combat</p>
<p style="text-align: center">A l&#8217;assaut des gnous et du vexatoire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/pastiches/un-caillou-dans-la-crique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Publier mon 1er article</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/actualites_livres_a_telecharger/publier-mon-1er-article/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/actualites_livres_a_telecharger/publier-mon-1er-article/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 23:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>librexpo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ECRIRE]]></category>
		<category><![CDATA[lat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2119</guid>
		<description><![CDATA[Rédiger et publier un article sur LAT est à la portée de tous. La preuve en images&#8230; &#160; 1. S&#8217;inscrire ou se connecter 2. une fois connecté(e), cliquez soit sur &#171;&#160;Écrire un article&#160;&#187; ou soit sur le menu en haut &#171;&#160;+ Nouveau&#160;&#187; puis &#171;&#160;Article&#160;&#187; &#160; 3. Saisissez un titre puis rédigez votre article&#8230; &#160; 4. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Rédiger et publier un article sur LAT est à la portée de tous. La preuve en images&#8230;</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">1. S&#8217;inscrire ou se connecter</span><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2079" title="se connecter a LAT livres à télécharger" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/se-connecter-a-LAT-livres-à-télécharger.jpg" alt="" width="440" height="338" /></p>
<p><BR></BR><span style="background-color: #d0d5e9;"><strong>2. une fois connecté(e), cliquez soit sur &laquo;&nbsp;Écrire un article&nbsp;&raquo; ou soit sur le menu en haut &laquo;&nbsp;+ Nouveau&nbsp;&raquo; puis &laquo;&nbsp;Article&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><a href="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/écrire-un-article-sur-LAT-livres-à-télécharger1.jpg"><img class="size-full wp-image-2117 aligncenter" title="écrire un article sur LAT livres à télécharger" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/écrire-un-article-sur-LAT-livres-à-télécharger1.jpg" alt="" width="617" height="295" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="background-color: #d0d5e9;"><strong>3. Saisissez un titre puis rédigez votre article&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2106 aligncenter" title="titre et article" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/titre-et-article.jpg" alt="" width="500" height="407" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">4. Ajoutez images, photos,&#8230;</span></strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-2107 aligncenter" title="ajouter une image" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/ajouter-une-image.jpg" alt="" width="500" height="400" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">5. Enregistrement de l&#8217;image</span></strong></p>
<p><img class="wp-image-2113 aligncenter" title="taille images" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/taille-images1.jpg" alt="" width="571" height="654" /></p>
<p>Du fait de certaines limites d&#8217;hébergement du serveur, merci de bien vouloir réduire le poids des images lors du téléchargement. Le site <a href="http://www.imageoptimizer.net/" target="_blank">Imageoptimizer</a> vous permet de réaliser cette opération très simplement.</p>
<p style="padding-left: 60px;">A. Assurez vous que la largeur de l&#8217;image ne dépasse pas 720 pixels</p>
<p style="padding-left: 60px;">B. Vous pouvez mettre n&#8217;importe quelle image de votre choix en Une de votre article</p>
<p style="padding-left: 60px;">C. N&#8217;oubliez pas d&#8217; &laquo;&nbsp;insérer dans l&#8217;article&nbsp;&raquo; votre image</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">6. Sélectionnez une catégorie</span></strong> ; merci de limiter votre choix à 2 catégories</p>
<p><img class="wp-image-2109 aligncenter" title="categories" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/categories.jpg" alt="" width="570" height="619" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="background-color: #d0d5e9;"><strong>7. Publiez votre article</strong></span></p>
<p><img class="size-full wp-image-2110 aligncenter" title="publier sur LAT livres à télécharger" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/publier-sur-LAT-livres-à-télécharger.jpg" alt="" width="570" height="549" /><strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">8. Votre article est publié !</span></strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-2111 aligncenter" title="article publié" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/article-publié.jpg" alt="" width="600" height="425" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="background-color: #d0d5e9;">9. Vous gardez tous droits sur les modifications et les suppressions de vos textes</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong> <img class="wp-image-2114 aligncenter" title="modifier article" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/modifier-article.jpg" alt="" width="570" height="299" /><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/actualites_livres_a_telecharger/publier-mon-1er-article/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques du ver sot : Les mouches et le calva</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/humour/les-mouches-et-le-calva/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/humour/les-mouches-et-le-calva/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:30:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aganticus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Aganticus]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2083</guid>
		<description><![CDATA[c'est dur de s'imaginer un joli coin d'été balayé par les bises d'hiver.
C'est d'ailleurs pour ça qu'ici, pour se dire bonjour, on se fait la bise même en été : pour ne pas perdre l'habitude.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="wpGallery" style="font-size: small">Me voici arrivé à Cabourg la normande, après avoir traversé notre belle France et ses paysages pittoresques.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Vous avez remarqué que lorsque vous êtes ailleurs que dans votre bled, vous avez tendance à magnifier les endroits que  vous visitez ?</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Dans mon Languedoc natal, là ou les autoroutes et les TGV vomissent des milliers de curieux dès que la moindre vacance s&#8217;annonce, souvent ce genre d&#8217;affirmation fuse de la bouche du touriste lambda :</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-   <em> Ho, ce que c&#8217;est joli chez vous, vous en avez de la chance d&#8217;habiter un coin pareil.</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Y&#8217;a des baffes qui se perdent, car soit le touriste en question se barre en fin de congés et il ne connaitra jamais la tristesse des plages vides et froides, soit il reste chez nous et, arrivé janvier, il a comme des envies de suicide tellement c&#8217;est dur de s&#8217;imaginer un joli coin d&#8217;été balayé par les bises d&#8217;hiver. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour ça qu&#8217;ici, pour se dire bonjour, on se fait la bise même en été : pour ne pas perdre l&#8217;habitude.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">L&#8217;avantage de Cabourg, c&#8217;est que même en belle saison t&#8217;as parfois l&#8217;impression d&#8217;être en morte saison ; c&#8217;est certainement pour ça que les rosbifs et les ricains ont préféré attendre juin pour débarquer ici en 44 : après six mois sans soleil, les fridolins devaient avoir le moral en sucette. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Toute cette côte fleurie respire la mer à la campagne et le seul phénomène qui me file un peu le tournis c&#8217;est lorsque le soleil flirte avec l&#8217;horizon bleu de la mer : ici ils l&#8217;appellent le coucher de soleil mais chez nous, sur notre grande bleue, c&#8217;est le lever du soleil. C&#8217;est pas les mêmes heures de contemplation </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Espérons que c&#8217;est le même soleil pour les deux côtés…</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Je suis ici… au fait pourquoi suis-je en ces lieux magiques ? Ah oui, je suis envoyé par un ami pour dénouer un imbroglio juridico-famillio-relationnel du à un trompe l&#8217;œil qui oppose deux familles depuis l&#8217;ennui des temps. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">L&#8217;ami en question, Gégène (dont je vous ai déjà causé) possède par héritage une ferme sise à Périers-en-Auge à l&#8217;intérieur des terres, à côté de Cabourg, et ses métayers ont des problèmes avec leurs voisins qui sont aussi des cousins de derrière le rideau. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Il faut dire que dans toutes nos campagnes françaises, à l&#8217;époque où les moyens de déplacement frôlaient l&#8217;inexistant, on recourait souvent aux alcôves pour souder les affaires, et les descendants de ces relations sans cesse tueuses étaient non seulement des consanguins sans famille mais aussi des cons sans gain et sans travail ; la misère, quoi ! </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Mais la solidarité rurale n&#8217;étant pas un vain mot, pour éviter le chômage tout ce petit monde vivait sous le même toit fait de chaumage.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Ha, les traditions !</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Oui, seulement les problèmes de promiscuité sont toujours nés de la proximité et c&#8217;est ce qui se passait entre les deux familles que je viens voir : les Le Moyne et les Houël </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">- <em>   Boujou, m&#8217;siu, qué ça s&#8217;ra? </em>Ce normand là m&#8217;a l&#8217;air franc et accueillant</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Bonjour, vous êtes monsieur Le Moyne ?interroge-je </em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    P&#8217;têt ben, c&#8217;est pourquoi ? </em>C&#8217;est pourtant vrai qu&#8217;ils ne répondent jamais franco, j&#8217;avais oublié</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Je m&#8217;appelle Marcus et je viens de la part de Gégène Marcoti votre propriétaire pour trouver une solution à vos déboires avec vos voisins</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Ben… c&#8217;ty pas trop tôt qu&#8217;le Gégène s&#8217;intéresse à nous aut&#8217;s </em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Avez-vous un instant pour qu&#8217;on en parle ?</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Entrez donc chez nous</em> me dit-il en faisant un grand geste de bienvenue</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Et au bout de deux heures commencées au cidre puis poursuivies au calva je connais à peu près sa version des évènements.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Les deux fermes des Le Moyne et des Houël  sont toutes voisines, leurs femmes sont toutes cousines, leur vaches sont toutes limousines et leur voiture aussi. Ca unit ces trucs là.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Juste que la gonzesse à Houël, malgré son mètre cinquante, elle aurait comme des envies de grandeur et v&#8217;la quelques mois, sur sa façade, contigüe à celle des Le Moyne, elle a fait peindre un grand trompe l&#8217;œil qui attire forcement le regard du chaland qui passe : avec la paille au pied de la façade, on peut croire à un grand champ en pleine fenaison alors que le mur des Le Moyne, on dirait plutôt un mur de merde envahi par la merde; ça tranche, forcement…</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Réaction de la mère Houël : elle a exposé devant sa façade à elle, une poutre qui aurait une valeur inestimable car donnée à sa famille en 1670 par le célèbre jardinier de Louis XIV, André Le Notre.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Oui mais voilà : vu de loin on ignore la valeur entre insectes de l&#8217;inestimable poutre et on ne peut voir qu&#8217;une poutre de merde devant un mur de merde. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">A mon avis les Le Moyne sont dans la merde…</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">J&#8217;essaye bien de leur faire comprendre que, comme aurait dit Claude Darget, les ours et les couleuvres ça ne se discute pas et si son voisin a envie de peindre sa façade il n&#8217;est pas obligé de représenter des bouses uniquement pour se mettre au diapason avec son voisin, si cousin soit-il; encore que… depuis cette histoire leur cousinage a bien réintégré les alcôves.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Afin d&#8217;avoir tous les sons de cloches, le lendemain je vais toquer chez les Houël et après le cidre, on attaque le calva; ce doit être une tradition du terroir et force est de constater que la nature a bien fait les choses : planter des pommiers dans une région où l&#8217;on fabrique du cidre et du calva : chapeau le créateur.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Le son de cloche du voisin incriminé est sensiblement pareil sauf que, comme affirme son mètre cinquante de moitié, c&#8217;était voulu pour que le voisinage ne confonde plus merde et démerde </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-    <em>Car voyez-vous monsieur, nos vaches sont lavées régulièrement mais nous attrapons quand même les mouches de celles des voisins qui sont pleine de merde.</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-    <em>Et que vous apporte le trompe l&#8217;œil ? </em>je pose la question tout en me doutant de la réponse</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Ben, au moins,  tout le voisinage sait d&#8217;où viennent ces putains de mouches à marde ! et ch &#8216;é red bi com cha na! </em>ce qui veut dire que c&#8217;est très bien comme ça<em>.</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Il faut bien admettre que la logique des Houël est assez incontournable et je ne vois aucun terrain d&#8217;arrangement entre les deux familles.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Essayez de carburer avec ma pomme (c&#8217;est le pays) </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Je ne peux pas demander aux Houël de badigeonner leur mur avec de la bouse de leur vaches si propres soient-elles et je doute que les Le Moyne soient capables de comprendre les sens de la propreté et de l&#8217;esthétique.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Je passe un grand moment de solitude jusqu&#8217;au moment où mes classiques me reviennent. </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Je retourne chez Le Moyne et après la tradition cidre/calva je réunis le couple avec ses mouches.</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-    <em>J&#8217;ai p&#8217;têt ben une solution à vous proposer </em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Allez-y donc m&#8217;encourage le chef de famille décomposée</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Est-ce que vous croyez en Dieu ?</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Ben surtout en fin d&#8217;sei quand j&#8217;m'arsouille et qu&#8217; le calva me fait oublier les  vicissitudes de cette putain de vie de merde</em> (décidemment c&#8217;est son milieu favori)</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-    <em>Respectez-vous les morales de la bible ?</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    J&#8217;le jure su la têt&#8217; de ma flannyire de femme</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Etes-vous prêt à écouter et appliquer le verset 6/4 de l&#8217;évangile de Luc ?</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Vas-y donc que j&#8217;m'y rappelle pus</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Je vous le cite: &laquo;&nbsp;On voit toujours la paille du trompe l&#8217;œil du voisin mais jamais la poutre de Le Nôtre&nbsp;&raquo;</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small"><em>-    Ha ?</em> L&#8217;ahurissement simultané des conjoints Le Moyne est pathétique</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-  <em>  Cela signifie surtout qu&#8217;il faut arrêter de regarder chez son voisin pour être heureux, et je vous garanti que ça vient pratiquement tout de la bible</em> assure-je </span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">-    <em>Ben si la bible le dit on a pus qu&#8217;a…</em></span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Ben vous me croirez si vous en avez le temps, mais depuis ce jour là, les Le Moyne et les Houël ont renoué les liens famillio-cidro-calvadosiens et ils fêtent ça tous les soirs au clava !</span><br />
<span class="wpGallery" style="font-size: small">Avec les mouches…</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/humour/les-mouches-et-le-calva/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>D’écueils en labyrinthes&#8230;</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/decueils-en-labyrinthes/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/decueils-en-labyrinthes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 12:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>solucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bakasablelat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2072</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Sous la houlette de Tof’, notre MC de février, un nouveau recueil s’échafaude. Comme d’habitude, nous patienterons pour lire les pépites envoyées, mais pour nous perdre un peu plus en chemin, peut-être pourrions-nous échanger quelques hallus&#8230; &#160; Dans l’Univers, Hubert Haddad raconte l’histoire d’un homme amnésique, recomposant peu à peu son passé  grâce au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/OS.jpg"><img class="size-medium wp-image-2073 aligncenter" title="OS" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/OS-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sous la houlette de Tof’, notre MC de février, un nouveau recueil s’échafaude. Comme d’habitude, nous patienterons pour lire les pépites envoyées, mais pour nous perdre un peu plus en chemin, peut-être pourrions-nous échanger quelques hallus&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Dans <em><strong>l’Univers</strong></em>, Hubert Haddad raconte l’histoire d’un homme amnésique, recomposant peu à peu son passé  grâce au dictionnaire qu’il écrit. Et voici ce qu’il note à l’entrée <em><strong>labyrinthe</strong></em> :</p>
<p>&nbsp;<br />
« Au dessus de l’Altmühl, entre le Pont brûlé et le Moulin des fées, les grottes en carrières, sous les massifs forestiers, avaient une étendue considérable qu’aucun habitant de la région n’avait su déterminer. Quand je m’y perdis, un soir de chasse ou de manœuvres militaires, personne ne m’attendait vraiment au village. La torche électrique commençait à faiblir après des heures d’errance sous les voûtes grossières et je m’effrayais à l’idée d’être bientôt aveugle et sans repères, livré aux bêtes sauvages ou aux précipices. J’avais marché droit devant moi, en butte aux dénivellations, traversant parfois une tourbière, me cognant à de rudes murailles suintantes au fond d’impasses. Une partie de la nuit, je courus ou me traînai de boyaux en cavernes ; ma lampe ne projetait plus qu’une fluorescence, à peine une lueur de luciole. J’espérai mourir de l’épouvante que j’aurais d’être à jamais perdu. A la fin, suffocant, je m’efforçai de juguler un tourbillon d’émotions et de souvenirs. Immobile après cette course, dans un vertige qui enroulait les forêts et les profondeurs de la terre en une tresse d’images ascendantes, je dus perdre l’esprit sans franchir l’état de veille et m’endormir debout. C’est d’un pas de somnambule que j’échappai au piège, à l’endroit même qui m’avait vu disparaître. Une lumière d’aube m’accueillit hors du dédale. Au lieu  d’une torche, je tenais bizarrement un os au poing, quelque tibia de renard échangé avec l’ombre. »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/decueils-en-labyrinthes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sous les candélabres blancs et roses des marronniers en fleurs &amp; autres nouvelles et poèmes</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 11:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le Collectif</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ebooks gratuits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=2042</guid>
		<description><![CDATA[LAT a réuni 12 auteurs pour vous raconter, sous forme de poèmes, de lettre, d’essai, et de nouvelles leur évocation d’un amour qui ne se clame pas, mais se murmure, se cache ou se tait, se dévore ou se chamaille, se devine en se laissant aller à des travers habituellement peu plaisants. Mais qu’un brin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>LAT a réuni 12 auteurs pour vous raconter, sous forme de poèmes, de lettre, d’essai, et de nouvelles leur évocation d’un amour qui ne se clame pas, mais se murmure, se cache ou se tait, se dévore ou se chamaille, se devine en se laissant aller à des travers habituellement peu plaisants. Mais qu’un brin de talent vienne à s’en mêler et voici que l’amour tu déploie ses ailes de géant en nous faisant vibrer.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><a title="Télécharger gratuitement l'ebook du collectif des auteurs LAT éditions" href="http://www.livresatelecharger.com/auteurs/collectif%20auteurs%20LAT/sous%20les%20candélabres/sous%20les%20candélabres.pdf" target="_blank"><img class="aligncenter  wp-image-2043" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2012/01/Baisés-volés.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a></p>
<p><a title="Télécharger gratuitement l'ebook du collectif des auteurs LAT éditions" href="http://www.livresatelecharger.com/auteurs/collectif%20auteurs%20LAT/sous%20les%20candélabres/sous%20les%20candélabres.pdf" target="_blank">Télécharger gratuitement le recueil des nouveaux auteurs sur LAT <img class="size-full wp-image-1523 alignnone" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2011/12/link.png" alt="" width="14" height="10" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/sous-les-candelabres-blancs-et-roses-des-marronniers-en-fleurs-autres-nouvelles-et-poemes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>chroniques du ver sot : l&#8217;élégant de boxe</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/humour/chroniques-du-ver-sot-lelegant-de-boxe/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/humour/chroniques-du-ver-sot-lelegant-de-boxe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 15:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aganticus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bakasablelat]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Aganticus]]></category>
		<category><![CDATA[boxe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=1853</guid>
		<description><![CDATA[Et plus molle sera la chute&#8230; Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est pas un jour trace car c&#8217;est Byzance… Bon, celui là,  il est fait. Je suis super joyce vu que je suis invité à Paris à la salle Wagram, avenue du même blaze, pour assister au championnat d&#8217;Europe de boxe poids lourds. Bien sûr je me suis fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et plus molle sera la chute&#8230;</span></li>
<li><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est pas un jour trace car c&#8217;est Byzance… Bon, celui là,  il est fait.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je suis super joyce vu que je suis invité à Paris à la salle Wagram, avenue du même blaze, pour assister au championnat d&#8217;Europe de boxe poids lourds.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bien sûr je me suis fait tégévéiser depuis Montpellier et bien sûr il m&#8217;est arrivé plein de bonnes choses pendant les trois heures vingt du trajet, mais ça c&#8217;est une autre histoire que je vous narrerai plus tard si j&#8217;ai envie.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Faut quand même bien affirmer aux proprios d&#8217;autogoïstes  qui préfèrent nous polluer les éponges en n&#8217;empruntant jamais le TGV, qu&#8217;ils ratent quelque chose : la vie intra muros d&#8217;un wagon à des parfums voluptueux d&#8217;aventures croquignolettes que jamais leur levier (même en deux mots) de vitesse ne remplacera !</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mordez le topo : pendant un laps de temps où le temps suspend son vol, seul au milieu de gens isolés qui n&#8217;ont que l&#8217;envie de découvrir leur prochain, tu butines les destinées qui s&#8217;offrent à toi ; il faudrait être frapadingue pour rester aussi seul que le gonze qui est derrière un volant, non ? </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Même si le volant est monté sur un inaccessible 4X4 super frime, quand t&#8217;es seulabre, t&#8217;es seulabre ! </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">M&#8217;enfin, à chacun de souffrir sa vie comme il l&#8217;entend…</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Me voilou donc devant la salle Wagram, témouine de grandes pages historiques de l&#8217;art pugilistiques et je dois avouer qu&#8217;un petit frisson me parcours l&#8217;échine comme disait Mao.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">J&#8217;entre et tout de suite l&#8217;odeur de victoires éclatantes mélangée à celles des défaites tragiques me torpillent le blaire.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Au milieu de la salle excitée, un petit ring contient à peine le bruit des gnons que se balancent deux cogneurs/encaisseurs qui espèrent égoïstement que l&#8217;autre va enfin dégringoler pour mordre le tapis.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je me glisse jusqu&#8217;aux vestiaires pour retrouver Mr Louis le célèbre entraineur mondialement connu dans le quartier de Wagram car c&#8217;est lui qui m&#8217;a invité pour assister au triomphe de son poulain Dédé le rouge.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Monsieur Louis, Louis Gignac de son état civil, est un ancien boxeur qui a gardé toute son élégante classe et lorsqu&#8217;il écumait les rings, on l&#8217;appelait l&#8217;élégant de boxe eut égard à sa démarche racée et à son fairplay. </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">D&#8217;un seul regard, deux armoires à glace style viking hormonés de frais me déconseillent de m&#8217;aventurer plus loin que la porte du vestiaire dont ils ont la garde et je suis obligé de me fendre d&#8217;un sourire 36 rectifié 38 pour qu&#8217;ils daignent me demander &laquo;&nbsp;kékiveut-le-monsieur&nbsp;&raquo;. </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Aux mots magiques de &laquo;&nbsp;Mr Louis&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;vieil ami&nbsp;&raquo; le plus petit des deux (à peine 1.95m) m&#8217;invite à entrer dans l&#8217;antichambre de la victoire, du moins c&#8217;est ce que Mr Louis martèle à la tronche cabossée de Dédé le rouge:</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    <em>Tu vas le pulvériser, l&#8217;anéantir, le bousiller, l&#8217;atomiser parce que ce peigne cul t&#8217;a traité de poule rouillée alors que tu es en inox</em></span><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Oui, m&#8217;sieur Louis</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Dès le premier round tu t&#8217;accroches et à chaque sortie de corps à corps tu lui pistonnes des directs dans le foie : ça va l&#8217;énerver ce connard !  </span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Oui, m&#8217;sieur Louis</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Après quelques gauches droites à la face, tu refais le coup de l&#8217;accolade </span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Oui, m&#8217;sieur Louis</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Et quand l&#8217;arbitre est loin, tu lui dis que sa femme est un bon coup; avec un peu de chance il te demandera si tu l&#8217;as essayée et ça le déconcentrera </span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Oui, m&#8217;sieur Louis</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Et pis tu remets ça chaque fois que tu peux </span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Oui, m&#8217;sieur Louis, mais lui, il va être d&#8217;accord?</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Hoooo  putaing ! Qui m&#8217;a foutu un défaitiste pareil ? T&#8217;occupe pas de ce qu&#8217;il va faire et applique mon plan si tu veux être champion d&#8217;Europe !</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Heu… D&#8217;accord m&#8217;sieur Louis mais j&#8217;espère que son entraineur va pas lui dire pareil…</span></em><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Mais non, andouille, y&#8217;a que moi pour penser à des ruses pareilles !</span></em><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">A ce moment, M&#8217;sieur Louis m&#8217;aperçoit et vient vers moi, les bras grands ouverts</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">      -  <em> Ha Marcus, mon ami, tu vois ce que c&#8217;est la fabrique de champions ?</em></span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je le congratule longuement sans oublier les petites tapes dans le dos (à hauteur des omoplates), signes indéfectibles d&#8217;amour mâle et viril envers un ami mâle et viril.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les trompettes de la gloire se mettent à sonner pour appeler les deux prochains gladiateurs et on couvre la tête de Dédé afin qu&#8217;il n&#8217;y voie plus rien et surtout pas la haine de son adversaire qui n&#8217;arrête pas de faire des bras d&#8217;honneur dans sa direction.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">M&#8217;est avis que l&#8217;entraineur de  Kurt Boum Boum à raconté, lui aussi, pas mal de conneries à son poulain, l&#8217;autre prétendant au titre de champion d&#8217;Europe de boxe catégorie poids lourds.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pendant le trajet jusqu&#8217;au ring, je me permets une question à Mr Louis :</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-   <em> Pourquoi que son blaze de guerre c&#8217;est Dédé le rouge à ton poulain ? Dédé, je pige, mais le rouge ?</em></span><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    Ho ça? C&#8217;est à cause de sa culotte qui est rouge parce qu&#8217;il est un peu impressionnable et si jamais il saigne, rouge  sur rouge ça fait que le sang ne se voit pas et il garde le moral. Mais l&#8217;idée est de lui, hein ? Ne va pas penser que je manigance des trucs aussi jobastres.</span></em><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><em>-    Pas une seconde</em> ne puis-je retenir  </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après que l&#8217;arbitre eut débité les conneries d&#8217;usage genre: &laquo;&nbsp;pas de coups de pieds dans les roupettes&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;les couteaux sont interdits&nbsp;&raquo; les deux demis futurs champions se toisent et je peux vous dire que les regards sont chargés. </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    J<em>e suis Dédé le rouge affirment les yeux de l&#8217;homme à la culotte rouge, et je vais te détruire ta pauvre gueule de puching ball teutonique.</em></span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><em>-    Je suis Boum Boum le bombardier répondent ceux De Kurt, et tout à l&#8217;heure ta mère ne va plus te reconnaitre. </em></span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref, les politesses d&#8217;usages en ces circonstances.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le gong demande aux belligérants d&#8217;effectuer le premier round et tout de suite c&#8217;est Boum Boum qui se jette comme un mort de faim sur son collègue d&#8217;infortune qui doit, in petto, embrayer la marche arrière.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les coups pleuvent sur la pauvre tronche de Dédé qui jette plein de regards désespérés vers son coin.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">A la fin du round, Dédé arrive en courant vers son tabouret.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-     <em>Hé, M&#8217;sieur Louis, il est drôlement antipathique ce mec. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il a à me frapper comme ça ?</em></span><br />
<em><span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    T&#8217;occupe, il se fatigue, continue et applique notre plan</span></em><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les deux rounds suivants, le bombardier continue son travail de démolisseur et Dédé rougit sa culotte.</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-    <em>M&#8217;siieuuuur Louuuuis, faut lui dire d&#8217;arrêter à ce con</em> gémit le rouge</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">C&#8217;est au cinquième round que Dédé va voir de visu si le tapis est bien propre. </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans le regard de son entraineur, je sens comme poindre un petit doute. Puis un gros, au sixième, quand Dédé se fait compter trois fois jusqu&#8217;à huit. </span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Manifestement Dédé est ébranlé, le doute l&#8217;habite et ses yeux se mettent à craindre puis à  avoir peur…</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et le coup de théâtre se produit à la fin du septième : M&#8217;sieur Louis, l&#8217;élégant de boxe, le célèbre entraineur du quartier Wagram, dit ces mots terribles à sa nouvelle pouliche:</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">-   <em> Enlève ta culotte rouge et met celle-ci.</em></span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Puis il tend au pauvre Dédé, une culotte marron…</span><br />
<span style="font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Comme quoi, voyez-vous, Hugues Aufrey se trompe quand il affirme que la couleur ne fait pas l&#8217;homme…</span></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/humour/chroniques-du-ver-sot-lelegant-de-boxe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>UN HOMME AFFABLE par Sophie LUCIDE</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/romans_livres-a-telecharger/un-homme-affable-par-sophie-lucide/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/romans_livres-a-telecharger/un-homme-affable-par-sophie-lucide/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 19:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>solucide</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ebooks]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[romans]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie LUCIDE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=1375</guid>
		<description><![CDATA[[dropcap style="1" size="1"]U[/dropcap]N HOMME AFFABLE , le nouveau roman de Sophie Lucide. En avant première sur LAT, découvrez le 1er chapitre&#8230; [quote style="2"]Qui de l’accusée mystérieuse, l’épouse bafouée ou l’amante délaissée a assassiné Charles Singer, &#171;&#160;: 55 ans, marié, sans enfants, sans histoires&#160;&#187; à l’arme blanche ? La narratrice vient soutenir un jeune avocat dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[dropcap style="1" size="1"]U[/dropcap]N HOMME AFFABLE , le nouveau roman de Sophie Lucide. En avant première sur LAT, découvrez le 1er chapitre&#8230;</p>
<p>[quote style="2"]Qui de l’accusée mystérieuse, l’épouse bafouée ou l’amante délaissée a assassiné Charles Singer, &laquo;&nbsp;: 55 ans, marié, sans enfants, sans histoires&nbsp;&raquo; à l’arme blanche ?<br />
La narratrice vient soutenir un jeune avocat dans son enquête sur une victime controversée, en fouillant le passé où un fantôme refait surface en rendant à une jeune accusée manipulée un semblant d’identité.[/quote]</p>
<h1 id="toc-anchor" style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1789" title="un homme affable small" src="http://www.livresatelecharger.fr/wp-content/uploads/2011/11/un-homme-affable-small-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" />1.</h1>
<p style="text-align: justify;">Au troisième jour du procès, le verdict divisait toujours l’auditoire et passionnait les éditorialistes qui, dans leur fougue avaient annexé la une à l’habituelle colonne des faits divers. Les media officiels avaient commencé par ignorer l’affaire, somme toute banale, mais cette fois c’est Internet qui s’en était emparée. Parce que, écrivait Marie Polka, une journaliste plus futée que les autres, ce drame dessinait mieux que nul autre la société décadente qui s’y reflétait avec son cortège d’extravagance amorale qu’exacerbait l’organe même de cette vilénie. Dès lors, la presse avait flairé l’opportunité de faire passer le message dans l’espoir de récupérer ses lecteurs en accusant ce concurrent tentaculaire, incontrôlable et malfaisant, destructeur du noyau familial, Big Brother ou faux frère…</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le parvis du tribunal, des prêcheurs improvisaient des discours messianiques dans lesquels ils vilipendaient la force diabolique d’Internet, puis ils distribuaient des tracts où une adresse renvoyait à un blog chargé de recueillir des signatures au bas d’une pétition afin, était-il souligné, de soigner le mal par le mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la foule s’enthousiasmait pour ce procès, c’est que, non seulement il mettait en scène un crime passionnel, avec les ingrédients habituels qu’on allait pouvoir disséquer, mais aussi réunissait-il sur les bancs de l’accusation, de la partie civile et des nombreux témoins, une large majorité de femmes; belles, brillantes et photogéniques, à en croire Marcel, reporter photographe au P’tit XVème.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, en parallèle, s’organisait un autre débat, crée autour de ces femmes trop présentes, accusées de mettre en danger une société en manque de repère, par l’inconscience qu’elles affichaient à occuper les postes clés, sans pour autant abandonner leur condition de mère, épouse ou amante.</p>
<p style="text-align: justify;">La polémique monopolisait les esprits dans tout le pays: de la boulangerie du plus petit village aux salons parisiens, chacun avait son mot à dire, sa rancœur à sortir, son opinion à bâtir. Si bien que le procès changea bientôt d’enjeu et l’accusée se vit très vite attribuer un rôle un peu démesuré, celui d’une égérie ou d’une mégère selon la place qu’on voulait bien lui faire tenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses avocats, ayant eux-mêmes rameuté les médias, virent ce changement d’un mauvais œil; on se trompait de procès! Il fallait à tout prix revenir à l’origine des faits, et s’y tenir. C’est ainsi que je me vis approcher par l’un d’eux. Le prestigieux cabinet pour lequel il plaidait, avait les moyens de ratisser au plus large en choisissant les témoins les plus controversés et mon nom figurait dans les contacts de la messagerie électronique de la victime. Je n’avais jusqu’ici jamais mis les pieds dans un tribunal et si je m’en tenais à la déclaration d’un ministre plusieurs fois condamné: là où il y a la justice, il y a danger…, j’avais quelques raisons d’hésiter devant la façade austère de l’édifice. J’avais tout de même rétorqué, un peu mollement, j’avoue, que j’aurais très bien pu me ranger sur le banc des accusés, à la place de cette femme qui me ressemblait vaguement, étant donné que ce brave professeur émérite avait compté parmi mes amants. Si je n’étais pas passée à l’acte, c’est uniquement la peur effrénée de l’enfermement qui m’en avait empêchée. Magnifique! avait répondu le bâtonnier, en secouant sa crinière argentée en même temps qu’il retroussait ses larges manches.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune avocat qui me servait de guide dans cet univers inconnu se passionnait pour son affaire, qui n’avait, selon lui, pas encore livré sa vérité. Fabien Lhomme ne cachait pas son mépris pour la victime, un obscur professeur retrouvé assassiné dans son lit; il ne comprenait pas qu’une femme, a fortiori plusieurs, ait pu s’intéresser à cet individu sans envergure. Je le laissai exposer son triste portrait et m’étonnai des photos qu’il me fit passer:</p>
<p style="text-align: justify;">- Franchement, vous lui trouvez le moindre sex-appeal, vous?</p>
<p style="text-align: justify;">- Effectivement, il n’a pas l’air brillant sur ces clichés…</p>
<p style="text-align: justify;">Face à sa confusion, j’expliquai que j’avais déjà rencontré la victime. Fabien lâcha un bref ricanement avant de poursuivre sa diatribe: Charles Singer, 55 ans, marié, sans enfants, sans histoires. C’est presque trop beau pour être vrai… Sauf que, depuis le meurtre, on n’arrête pas de lui trouver des maîtresses, un peu partout. Apparemment, sa femme fermait les yeux là-dessus, elle témoigne demain, on en saura davantage. Regardez cette beauté, mais qu’est-ce qu’il avait ce mec, vous pouvez me le dire?</p>
<p style="text-align: justify;">J’admirais le beau portrait, façon studio Harcourt de Monique Singer; c’est la première fois qu’il m’était donné de contempler ses traits et je partageai un instant l’incompréhension de Fabien. On la voyait légèrement de profil, coiffée d’un chignon discret, à peine maquillée. Elle ressemblait un peu à Rita Hayworth dans Gilda, avec une chevelure de jais et quelques années de plus. Elle dégageait une grande classe et j’avais hâte de l’entendre témoigner, connaître son point de vue sur les penchants de son regretté mari. Fabien m’apprit qu’elle était professeur de chant et qu’elle avait connu, en début de carrière, un petit succès aux Bouffes Parisiens, à l’époque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari.</p>
<p style="text-align: justify;">- Vous vous rendez-compte? Pendant qu’il faisait la cour à sa future, il couchait avec son habilleuse! Je l’ai appris par hasard car figurez-vous qu’il s’agit de ma logeuse, incroyable, non?</p>
<p style="text-align: justify;">Il me plaisait bien ce Fabien; moi, qui prenais l’affaire en cours, je bénissais ce charmant garçon de partager non seulement les faits relatés jusqu’ici mais encore me livrer ses impressions, tout en me communiquant un peu de son enthousiasme juvénile que j’accueillais dans un sourire. Les commentaires pléthoriques sur la société en perdition, lus à longueur de colonnes, ne l’intéressaient pas; les faits, rien que les faits, c’était son seul credo et je l’en savais gré. Même s’il montrait une fâcheuse tendance à se répandre en bavardage, cela me laissait le temps, de mon côté, de me faire une opinion et me remémorer cette idylle furtive avec Charlatan; c’est le surnom que je lui avais choisi et qu’à mon sens il portait plutôt bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque le courant semblait passer entre Fabien et moi, je décidai alors de ne rien lui cacher des rapports entretenus deux ans plus tôt avec Charles sans lui cacher mon étonnement à la découverte de ma convocation. Huit mois après l’homicide, aucun policier n’était encore venu frapper à ma porte. Fabien avait rétorqué que cette lacune-là ne représentait qu’un des nombreux exemples de la faiblesse du dossier qu’il défendait. Il avait lâché un soupir exaspéré qu’il avait eu la noblesse de conclure par un rire que je partageais comme on rit bêtement d’une blague qu’on n’a pas saisie. Profitant de cette première complicité, je lui confiais alors que je voyais dans l’aide apportée, l’opportunité de chroniquer ce procès, un de mes rêves secrets, tandis que, de mon côté, je lui divulguerai tout ce que je savais au sujet de la victime.</p>
<p style="text-align: justify;">- Finalement, je suis content que vous soyez là, vous allez pouvoir apporter un regard féminin sur quelques points qui m’échappent encore. Et si nous allions dîner?</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé commande, tout en sirotant notre apéritif, nous avions décidé de nous tutoyer. Nous étions encore trop jeunes pour nous donner du « vous », ce « vous » lourd alors que nous étions si pressés d’avancer. J’avais trois jours à rattraper, une vingtaine de témoins à connaître, et l’accusée surtout, avec qui je devais me familiariser.</p>
<p style="text-align: justify;">- Elle n’est pas sympathique, c’est là son plus grand défaut. Ni coopérative. Elle ne nie rien, accuse le coup sans émotion, c’est ce qui n’est pas bon pour nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Son plat de pâtes englouti, Fabien recula sa chaise et sourit largement tandis que j’aspirais laborieusement mes derniers spaghettis, les plus récalcitrants. Il remplit nos verres d’un rosé de Schiava pendant que le serveur débarrassait la table. Alors, il sortit un dossier de son cartable, le compulsa rapidement jusqu’à retrouver ce qu’il cherchait, encore une photo du macchabée, et secoua la tête d’un air navré:</p>
<p style="text-align: justify;">- Non, là, franchement, faut que tu m’expliques. C’est ce que je ne pige pas bien dans cette affaire, ces femmes avec ce mec…. Et toi…Toi et lui? Quelque chose m’échappe…</p>
<p style="text-align: justify;">- D’abord, il s’agirait que tu te débarrasses de tous ces préjugés sur les femmes en quête du prince charmant, car effectivement ça ne collera jamais. Le seul véritable talent de ce type tenait dans son écoute, il savait très bien mettre en confiance et crois-le ou non, c’est devenu une denrée rare. Mais, en ce qui me concerne, j’ai repéré très tôt son talon d’Achille et je m’en suis servie. Tout cela est trivial au possible, disons que nous partagions un intérêt commun, ça aide, en général…</p>
<p style="text-align: justify;">- Comment? Tu veux dire que ce n’était qu’une histoire de cul? Rien d’autre?</p>
<p style="text-align: justify;">- Je sais, c’est décevant….Ahhahhahaa! La tête que tu fais! Disons qu’il m’a proposé un deal que j’ai eu la faiblesse d’accepter. Nobody’s perfect… Ecoute, on en reparlera si tu y tiens, mais je t’assure que cela n’a rien à voir avec ton dossier. On perd du temps là, ce qui est important c’est un détail qui ne figure pas au dossier. Il va falloir enquêter de ce côté</p>
<p style="text-align: justify;">- Un détail? Explique-toi…</p>
<p style="text-align: justify;">- Tu me dis que sa femme témoigne demain, c’est bien ça? Monique Singer.</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui, c’est ça et alors?</p>
<p style="text-align: justify;">- Et alors? Charles Singer a eu une première épouse, mon vieux!</p>
<p style="text-align: justify;">Mon scoop avait produit son petit effet; Fabien, livide, but une nouvelle lampée de rosé; je l’imitai, histoire de me rengorger de ce premier succès et lui racontai ensuite le peu que je savais de cette mystérieuse femme, absente des dossiers mais dont j’avais l’intime conviction qu’elle représentait un des clés de cet imbroglio. Cet élément, autour duquel Fabien tournait depuis le début, en aveugle mais avec une obstination certaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce prof avait flashé sur moi, ce n’était pas pour mes beaux yeux, enfin pas uniquement… Il me l’avait confié un soir de blues. Je fis relever à l’avocat, que nulle part n’était fait mention de l’alcoolisme invétéré de Charles; apparemment aucune des aspérités de cette victime de fonctionnaire n’intéressait, on avait préféré se focaliser sur la meurtrière qui avait d’emblée reconnu les faits. Un soir, donc, il avait selon ses néfastes habitudes pleuré sur mon épaule.</p>
<p style="text-align: justify;">- Post coïtum, animal triste, ça te dit quelque chose? C’était son grand malheur: il assumait avec le plus grand désarroi ses propres incartades, en dépit desquelles il restait éperdument amoureux de sa femme…</p>
<p style="text-align: justify;">- Attends, tu vas trop vite.</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui, excuse-moi; je reprends. Il m’a raconté que j’étais le portrait craché de son premier amour.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ah! Nous y voilà! Cela ne veut pas dire qu’il ait été marié une première fois. D’ailleurs, on ne se marie jamais avec son premier amour, c’est bien connu.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ça doit pouvoir se vérifier facilement, non? Ça m’étonnerait qu’il ait fait annuler son union par le Vatican. Sa femme actuelle ne peut pas l’ignorer, tu le lui demanderas demain…</p>
<p style="text-align: justify;">- Ça, je ne vais pas m’en priver. Mais qu’est-ce qui nous dit que cet ivrogne n’a pas voulu t’attendrir en te racontant un bobard, hein?</p>
<p style="text-align: justify;">- Rien, à part la photo qu’il conservait d’elle dans son portefeuille, mais ça ne signifie rien, en effet…</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous quittâmes une demi-heure plus tard, allant jusqu’à nous faire la bise sur le trottoir humide. Il me remit les photocopies de son dossier, que je promis d’étudier dans la soirée. Fabien semblait épuisé, le lendemain serait une autre journée chargée, il avait besoin d’une bonne nuit de sommeil. En attendant le métro, sur le quai déserté, je souris encore en me félicitant de ne pas m’être appesantie sur cette ressemblance pourtant flagrante entre les femmes de cette histoire.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: justify;">J’eus du mal à trouver le sommeil car il n’est jamais bon se trouver face à une vérité qu’on s’obstine à nier. Comment oublier cette rencontre tellement improbable dans un café que ni Charles ni moi ne fréquentions? Quelle part de hasard régit notre propre histoire et comme il nous plait de nous y fondre, oublier notre modeste condition humaine pour nous mettre à léviter autour de personnages que nous créons nous-mêmes ? C’était cela et rien que cela l’élément fondateur que je m’entêtais à effacer de ma mémoire. Il me suffit de fermer les yeux un instant pour que la scène se déroule dans l’intégralité d’une fatalité à laquelle on sait immédiatement qu’on ne pourra échapper. Non, je ne parle pas d’un banal « coup de foudre », c’est peut-être même exactement l’inverse qui s’était produit ce jour-là, à cette heure opaque où le jour et la nuit se tournent le dos comme un vieux couple au lit.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me trouvais seule devant un demi et j’avais sorti mon carnet de moleskine noir, exactement comme une guerrière arbore un bouclier: à seule fin de décourager les importuns. Je n’avais rien de spécial à coucher sur les pages vierges du petit cahier, aussi me contentais-je de lire les élucubrations en forme de petits poèmes ou dessins qui s’y trouvaient. Toujours un peu surprise que cela vienne de moi, incapable de me souvenir du moment où je les avais commis, ces gribouillis en forme d’autoportrait destructeur. Et puis, j’ai senti, tandis que j’avalais une gorgée de bière, exactement à l’instant ridicule où je passais la langue sur le surplus de mousse sur le bord de mes lèvres, que j’étais observée. A mon habitude, je toisais le gêneur tout en notant qu’au fond de ses yeux tristes ne gisait pas la moindre trace de tentative de drague. Au contraire, je vis son visage s’empourprer tandis qu’il baissait la tête et je lui souris. Simplement, juste pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de mal. Dès le premier regard, le rapport de force s’installait déjà; tout cela, je ne m’en suis pas rendue compte immédiatement, bien sûr, mais le décor, mais l’heure, mais le vacarme réjouissant qui régnait dans ce café, enfin je ne saurais vraiment expliquer comment tout cela a celé entre nous une règle du jeu inédite.</p>
<p style="text-align: justify;">La minute suivante, il était installé à mes côtés, tandis qu’un vieux couple s’asseyait à sa table; il bredouillait un semblant d’explication qui n’avait pas lieu d’être et j’arrangeais mon sac et mon manteau pour lui faire une place. La conversation a démarré ainsi, dans le vif du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">- Vous êtes écrivain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’était pas une question, juste une constatation que je n’ai eu ni le temps ni l’envie de contredire. Le jeu avait commencé.</p>
<p style="text-align: justify;">- Moi aussi, j’aime écrire dans les cafés, ça m’inspire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dépitée par ce cliché, je ne doutais pas que si, de son côté, il écrivait comme il le prétendait, cela tenait plus du loisir que d’une nécessité. Je ne l’ai pas cru mais l’ai laissé poursuivre, sûre qu’une fois nos consommations payées, nous ne nous reverrions jamais. Que mon petit mensonge n’aurait aucune conséquence, que je poursuivrais ma route d’écrivain sans écrits sans que cela ne nuise à personne d’autre que moi. Le regard fuyant, il tenait sa tête dans une main en jouant avec le sous verre en carton qu’il se mit à débiter méthodiquement. Penchée vers lui pour mieux saisir les paroles presque murmurées, j’attendais la suite, passivement je dois dire. Il poursuivit sur le même ton monocorde à parler de « mon œuvre », du danger qu’elle comprenait, de son propre mépris par rapport au passé, de sa lassitude au travail, et d’une vague et soudaine mélancolie qui venait de l’étreindre dès l’instant où il m’avait « reconnue ». Face à mon étonnement il poussa un petit râle en posant une main sur mon épaule.</p>
<p style="text-align: justify;">- Ne vous méprenez-pas, nous ne nous sommes jamais rencontrés; je ne suis pas encore sénile à ce point. Mais si vous le souhaitez, nous continuerons de nous voir. Ici-même, à la même heure, entre chien et loup, m’est avis que je jouerais le rôle du toutou et vous, bien sûr, remplirez à merveille celui de la louve solitaire. Mais c’est qu’elle me foudroie du regard à présent, aurais-je touché un point sensible? Non, ne dites rien…Laissons-nous nous deviner, ne brûlons pas les étapes. A bientôt.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais suivi du regard sa démarche voûtée, artificiellement voûtée ; ce type tenait à m’émouvoir alors qu’il n’avait qu’éveiller un semblant de curiosité. J’attendis qu’il se perde dans la foule pour entonner à mi-voix la chanson de Moreau: « parlez-moi d’moi, y’a qu’ça qui m’intéresse, parlez-moi, parlez-moi, parlez-moi d’moi » avant de quitter le bar à mon tour. Il avait réglé ma consommation, comme il se doit. Aucune surprise à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"> <span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: small;">[learn_more caption="Version papier 214 pages" state="open"]</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: small;"><object width="440" height="330" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="contentId=12411332&amp;endpoint=http://www.lulu.com/author/previews/preview_endpoint.php" /><param name="src" value="http://www.lulu.com/viewer/embed/EmbeddablePreviewer.swf?version=20111206124946" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="440" height="330" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.lulu.com/viewer/embed/EmbeddablePreviewer.swf?version=20111206124946" wmode="transparent" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" flashvars="contentId=12411332&amp;endpoint=http://www.lulu.com/author/previews/preview_endpoint.php" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object> [/learn_more] </span></p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: small;">[learn_more caption="Version numérique" state="open"] <span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: small;">Téléchargez la suite pour <span style="background-color: #ffff00;">3 €</span> seulement dans 3 formats de lecture disponibles: PDF, ePub et MOBI</span><img class="wp-image-1957 alignleft" title="epub valide un homme affable" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2011/12/epub-valide-un-homme-affable-300x242.jpg" alt="" width="300" height="242" /> <img class="size-full wp-image-2022 alignleft" title="logo-paypal" src="http://www.livresatelecharger.com/wp-content/uploads/2011/12/logo-paypal.png" alt="" width="192" height="169" /></span></p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: small;">[/learn_more] </span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/romans_livres-a-telecharger/un-homme-affable-par-sophie-lucide/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Zin francophone</title>
		<link>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/melting-pot/</link>
		<comments>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/melting-pot/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 22:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakachild</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bakasablelat]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.livresatelecharger.com/?p=1755</guid>
		<description><![CDATA[Ce soir, c'est pas que j'ai attrapé le black, mais disons que je serais prêt à niaiser dans quelque aubette sans routier le soir de Noël plutôt qu'à supporter les alphabètes de la bonne société que mon âge cochon indispose.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Zin* de bakasable</strong></p>
<blockquote><p><span style="color: #97010a;">Ce soir, c&#8217;est pas que j&#8217;ai attrapé le black, mais disons que je serais prêt à niaiser dans quelque aubette sans routier le soir de Noël plutôt qu&#8217;à supporter les alphabètes de la bonne société que mon âge cochon indispose. Il est vrai que je chique de la gomme à l&#8217;heure des petits toasts au caviar, sous lequel d&#8217;ailleurs reposent nos milliers de petits cadavres; pensez-y! A ce propos, et sans vouloir trop me montrer gros doigt, les bacs à sable regorgent aussi d&#8217;un nombre incalculable de cadavres qu&#8217;il s&#8217;agit de ne jamais déterrer, les enfants en ont besoin pour stimuler leur appétit vorace de mises en situation improbables mais toujours (im)pertinentes. A l&#8217;heure de la dinde, je passe au salon où le routier aurait quand même foutu un sacré bordel. J&#8217;ignore par quelle brette il serait passé, mais ce que j&#8217;en dis, c&#8217;est qu&#8217;y'en a qui ont du front tout l&#8217;tour de la tête ! S&#8217;il y a un psychopathe dans la cabine qui cherche à m&#8217;arriérer, plutôt que de le bomber, je me ferais passer pour pire encore que lui. Ce qui ne serait pas sans manquer de comique, moi qui piquerais un soleil à l&#8217;ouïe d&#8217;un minçolet&#8230; Non pas que je caponne, encore que, mais rien ne serait pire que de se montrer nu comme s&#8217;il s&#8217;agissait en face de moi de mon plus précieux asso&#8230; </span></p></blockquote>
<p>~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~</p>
<p><em>* ZIN (HAÏTI): «petite histoire».</em></p>
<p><em>ATTRAPER LE BLACK (SAINT PIERRE ET MIQUELON): «avoir le cafard».</em></p>
<p><em>NIAISER (QUÉBEC): «s&#8217;ennuyer».</em></p>
<p><em>AUBETTE (BELGIQUE): «abri servant de lieu d&#8217;attente d&#8217;un véhicule de transport routier».</em></p>
<p><em>ALPHABÈTE (BURKINA FASO): « personne qui a appris à lire et à écrire».</em></p>
<p><em>L&#8217;ÂGE COCHON (ÎLE MAURICE): «âge ingrat».</em></p>
<p><em>CHIQUER DE LA GOMME (LOUISIANE): «manger du chewing gum».</em></p>
<p><em>GROS DOIGT (RÉUNION): «se montrer maladroit».</em></p>
<p><em>SALON (NIGER): «emplacement situé au milieu de la plate-forme d&#8217;un camion ou d&#8217;une camionnette, où prennent place les voyageurs».</em></p>
<p><em>BRETTE (BELGIQUE): «querelle, dispute».</em></p>
<p><em>AVOIR DU FRONT TOUT L&#8217;TOUR DE LA TÊTE (QUÉBEC): «avoir du culot».</em></p>
<p><em>ARRIÈRER (SÉNÉGAL): «aller en arrière».</em></p>
<p><em>BOMBER QQN (BURKINA FASO): « casser la figure à qqn».</em></p>
<p><em>PIQUER UN SOLEIL (ÎLE MAURICE): «rougir».</em></p>
<p><em>A L&#8217;OUIE DE (SUISSE): «en entendant telle ou telle chose».</em></p>
<p><em>MINÇOLET (SUISSE): «qqn de mince».</em></p>
<p><em>CAPONNER (RÉUNION): «avoir peur».</em></p>
<p><em>SE MONTRER NU (TCHAD): «chercher à se rendre intéressant».</em></p>
<p><em>ASSO (MALI): «ami».</em></p>
<p>~</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.livresatelecharger.com/bakasablelat/melting-pot/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

