Il m’a regardé avec attention. La contrariété, voir même l’inquiétude se lisait sur son visage.
— C’est vrai que tu n’as pas la forme! Tu veux que je fasse la vaisselle?
Je peux même préparer le repas…
Bon, vl’a autre chose comme disait ma grand mère ou plutôt, pensais je comme d’ habitude…
— Tu trouves toujours une solution, l’ennui c’est que ce n’est jamais la bonne , ai je fini par dire.., ou plutôt ce ne sont jamais les bonnes questions.
La perplexité et même l’inquiétude, maintenant envahissait son regard.
Je le connais, Pierre est ce qu’il est, une bonne pâte comme disent mes amie, un brave type comme le pensent la plupart de nos connaissances, mais pour ce qui est de comprendre les femmes, là.
— Mais non voyons pas ce n’est pas de cette foutue vie domestique dont je parle, mais je ne peux pas continuer…
— Et si je t’emmenais ailleurs, où tu désires…Je peux m’arranger, prendre une semaine.On ira ou tu voudras .Une semaine au soleil…
— tu es gentil mais ça ne suffira pas. Ici ou ailleurs ce sera pareil…
— Ca doit être la saison qui te tape sur les nerfs avec cette nuit qui tombe si vite…On ne voit plus le jour avec ce foutu hiver…
Je ne l’écoutais plus. Son gros défaut, le plus agaçant est celui ci:
Il est capable de se taire pendant de longues heures et tout à coup à partir d’une phrase de se lancer de longues considérations qui n’ont plus qu’un très lointain rapport avec le début de la discussion.
— … Et d’ailleurs comme je le disais à Renaudet, l’autre jour, depuis la réorganisation de la DRH, c’est du grand n’importe quoi…Dis, tu m’écoutes conclut-il…

—…Hein, non, non je suis fatiguée, tu comprends, FATIGUÉE.

Je ne crois pas avoir criée, mais sangloter sûrement.

Il s’est levé, l’air un peu perdu, puis il m’a pris dans es bras ma tapotée sur l’épaule en me baisant les joues et dans un petit soupir, à fini par dire…
—Écoutes habilles toi, je t’emmène au restaurant. On sort d’ici, ça finit par me donner le bourdon aussi, on va reparler de tout ça tranquillement…

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