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Détroit

Sur tes pas t’es pas seul

Fauve. Je camouffle mon ombre sur ton rideau de scène.

Beau Bad Daddy nourrit son noir désir sous les feux ardents de sa monture fantôme. J’entends en silence sa désolation. Élimination des  Red Wings. Détroit. Trop tard pour faire volte face. Bang, bang ! T’es mort. Bad Daddy fonce droit vers le soleil. Icare se souvient. Chut ! Caché, les ailes brûlées. Le cavalier de l’apocalypse remonte la Michigan Avenue. Il rejoint les abysses de son enfer. En descendant de sa monture d’argent, il caresse son cœur de voyou et jette un regard sombre sur le reflet de son image d’ange déçu de faire le mal par amour. Marnie n’est pas au rendez-vous. Elle traîne. Mais où is the Who ? Impasse.

Pendant ce temps, ice on the rock en main,  le fils du Père pêche  avant de marcher sur la rivière à ses pieds. Devant lui, une foule en délire et Lolita au beau milieu de nulle part, oublie son jeu en fermant les yeux. Elle, Lolita, la fille de rien et la fille de tous, lui appartient. Arrête-toi ! Pour lui, tu ne vaux pas ta vie. File avec le temps. Tu en as plein ta jeunesse.

Et moi, fauve, je suis ton ombre. Le bruit des sirènes traverse l’espace. On a vidé toutes les banques. Le shérif Hank  et ses cowboys  remplissent des rapports à déposer sur des tablettes qui dorment en rangées arrangées pour tenir debout.

Détroit désenchanté chante les grands espaces désertés. Détroit joue ce folk-blues qui nous enchante par sa triste beauté en mal d’espoir abandonné.  Détroit et son âme triste, sur les accords d’une guitare, sonne son rock pour rebondir.

Souviens-toi de tes pas tout seul jamais. Marie, je suis ton ombre. Ma chaîne à ma vie. Je te porte sur mon corps tatoué par ta mort. Entendre en silence ta présence éternelle. Fauve je suis.

Tout court. Trop court la vie.

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