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Sur le voile léger de l’azur se déposent

Des fleurs de cerisiers

Qui valsent, sans tomber, sous les chants que composent

De grands paradisiers.

 

Cette étoffe de soie aux reflets déclinant

Le plus tendre turquoise

Se détache, au convoi d’un regard avenant,

De l’éther blanc ardoise.

 

C’est le ciel qui volette au-dessus de mon cœur

Quand, d’une voix muette,

Elle avance et s’apprête à m’offrir la liqueur

De sa bouche secrète.

 

Tous les bleus infinis du châle nous enlacent –

Nous volons vers l’oubli ;

Là-haut, dorment les nuits quand les lunes se placent

Car le jour n’y faiblit.

 

Une étoile filante étire l’univers :

C’est nos âmes éprises

Qui savourent enfin, de leurs amours ouverts,

Les plus belles cerises.

 

 

Slévich, in Ombres d’Elle, Anachorètes S.A., tous droits réservés.

http://slevich.over-blog.com

 

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