Un nouvel automne.

Notre vie entière nous sommes confrontés

Aux cycles naturels des grands renouveaux :

Chacun enfante des futurs annoncés ;

Rasante clarté embrase les rideaux.

Un rayon fixe le seuil des lendemains :

L’homme ne sait vivre sans perspective ;

L’automne l’étonne ,arrivant un beau matin,

Craque sous les pas de l’âme admirative.

Tu les vois flamber, ces couleurs qui s’effacent :

Arbres perdant leur feuillage flamboyant ;

Puis l’histoire des saisons s’éteint et passe

La mort, sur le sol, s’accroche aux pieds des passants.

La métaphore ne tient qu’au spleen de l’instant :

L’âme s’insurge qui n’y voit que sommeil…

L’or des primevères quand revient le printemps,

L’éclat en ses yeux quand il s’éveillera.

Temps de méditations, qui fondent l’espoir,

Viendront griffonner ces quelques noms de fleurs,

De roses en rose ou en rouge, au cahier du soir

Tandis qu’un feu ronflant réchauffe le cœur.

Notre vie entière, nous sommes confrontés

Aux cycles naturels des grands renouveaux :

Chacun enfante des futurs annoncés ;

Rasante clarté embrase les rideaux.

Pierre WATTEBLED- le 23 septembre 2018.

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