Étiquette : Aganticus

RC 58 Le dossier d’accusation

  –        Alors sheriff, que pensez vous de tout ceci ? –        Écoutez, monsieur l’attorney, c’est bien compliqué ! J’ai tout un tas de rapports mais la situation est si confuse… –        Vous êtes un âne, sheriff Hank, j’ai bien compris que vous ne savez pas lire ou pire, vous faites semblant ! –        Ha…


RC 54 l’anti éclipse

Ce matin, le sheriff Hank avait réussi à enfiler ses pantoufles en basculant directement du lit et sans regarder ses pieds; c’était un signe qui ne le trompait pas : la journée serait exceptionnelle. Les deux envoyés du maire, J T Smith et M G Wesson, s’étaient assis dans son bureau sans attendre d’y être…


Roman Chorale 19 Le roman de Robert

Malgré le petit air frais de ce mois de novembre 1957, le soleil arrose abondamment le Détroit River et Robert Bloch s’est confortablement assis sur un banc pour lire le journal local, le Detroit Free Press.

Il est venu à Détroit pour rencontrer Ernest Hemingway qui signe son dernier roman à partir de six heures PM et Robert doit attendre patiemment l’heure.

La une du journal, accroche son regard : le « boucher de Painfield » vient d’être arrêté, lire l’article page deux.

Curieux de connaître l’histoire de ce sérial killer nécrophile, Robert Bloch qui a déjà commis quelques romans dans le genre, se passionne pour l’article et les détails macabres : arrêté  pour le meurtre de Bernice Worden à Plainfield, Wisconsin, et chez qui l’on a découvert quelques dizaines d’objets fabriqués à partir de cadavres déterrés dans les cimetières avoisinants, Ed Gein est soupçonné de plusieurs autres meurtres.

Robert Bloch, qui n’habite pas très loin de Painfield, se demande ce qui peut pousser un homme à de telles extrémités, l’imagination du romancier se met en marche et il se promet d’aller faire une visite à Théodore McMillan le sheriff du comté qu’il connait bien.

Le taxi qui l’emmène au book store où ont lieu les dédicaces de Monsieur Ernest Hemingway, passe tout à coup devant une maison abandonnée qui interpelle Robert; la bâtisse, bien qu’assez délabrée, ressemble à un petit manoir avec sa tour pointue couverte d’ardoises grises.

Un étrange halo blanchâtre semble l’entourer et, sans comprendre ce qui le pousse, Robert demande au taxi de s’arrêter et de l’attendre. Sans écouter les protestations du chauffeur qui marmonne des mots où il est question d’endroit maudit, Robert entre dans ce qui fut un jardin, et tombe en arrêt devant un rond de dix centimètres de diamètre complètement désherbé.

Tiens, se dit-il, on pourrait appeler ce rond « un cercle imbherbe »…

C’est en essayant d’y déblayer la terre avec le bout de sa chaussure qu’une sensation incroyable l’envahi : un éclair déchirant puis l’impression de flotter au dessus du sol s’accompagne de la vision d’un indien en habit de cérémonie et de rires machiavéliques suivis de cris déchirants le tout dans un halo rouge qui se déforme constamment.

Robert recule et tout s’arrête.

Il décide alors de sauter le trou pour continuer vers la maison mais tout revient en plus intense, en plus fort et en plus coloré.

Les cris se font plus audibles : »Maman ! Norma ! Normal ! Norman ! »

Les images projettent des couteaux, des visages déformés par la peur, un rideau de douche puis du sang, un fleuve de sang.

Il recule enfin et, fortement ébranlé par ce qu’il vient de vivre, il remonte dans le taxi et demande au chauffeur de décamper à toute vitesse.

Ce n’est que le soir, après avoir repensé  calmement à ces visions incroyables qu’il va y voir comme un signe du destin et qu’il va décider d’en écrire un roman.

Il a même trouvé un titre qui résumera bien le synopsis : Psychose.

Ce qu’il ne voit pas, c’est au plafond de sa chambre d’hôtel, l’image projetée de l’indien de la vision de l’après midi. Un indien coiffé de sa parure de cérémonie, un indien qui sourit.

Et Dieu sait si c’est rare, un indien qui sourit …

 

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Toubib or not toubib

De son œil d’aigle le docteur Mabuse examine son patient, impatient de connaître le verdict. Tel l’oiseau  qui piaffe, celui-ci questionne d’une voix aigüe : –        C’est grave docteur? –        Là, je sens un rein qui n’a que trop d’urée… –        Ca ? c’est à cause de mes coliques frénétiques –        Ben mon colon, votre…


Roman Chorale 5

   La lance du chef Pawata     Pawata s’immobilise pour humer le vent de la plaine. Les dix guerriers qui l’accompagnent n’ont aucune peinture de guerre, juste l’arc, le tomahawk et le grand couteau nécessaires en cas de chasse occasionnelle. L’air fait un peu vibrer les plumes de la superbe coiffe de Pawata, grand…


Paysannerie

Le grand Louis regarde son immense champ et se dit, dans sa ford intérieure: « Mon lisier ne vaut purin et c’est un coup à jeter l’eau propre sur ma ferme ». Continuant sa réflexion, il marmonne : « De toutes façons, quand on sème, on finit toujours par labourer » Puis il se tourne vers sa brave Gustine…


L’écho de la résistance

Notre Dame du Puech s’éveille avec un drôle de bruit, ce matin. Petit village rural accroché à la Cévenne de l’Aigoual, Notre Dame vit tant bien que mal cette guerre bien plus dévastatrice dans les grands centres qu’ici, endroit retiré offrant peu d’intérêts aux troupes allemandes. Aux troupes allemandes, certes, mais pas aux maquisards Aigoual/Cévennes…


Chroniques du ver sot : Les mouches et le calva

c’est dur de s’imaginer un joli coin d’été balayé par les bises d’hiver.
C’est d’ailleurs pour ça qu’ici, pour se dire bonjour, on se fait la bise même en été : pour ne pas perdre l’habitude….


chroniques du ver sot : l’élégant de boxe

Et plus molle sera la chute… Aujourd’hui, c’est pas un jour trace car c’est Byzance… Bon, celui là,  il est fait. Je suis super joyce vu que je suis invité à Paris à la salle Wagram, avenue du même blaze, pour assister au championnat d’Europe de boxe poids lourds. Bien sûr je me suis fait…


L’honnêteté paye toujours

L’honnête bûcheron La rivière coule tranquille, et à cet en endroit là, elle est profonde de trois mètres, au moins, et c’est bien le problème de ce brave bûcheron qui regarde le fond avec désespoir…. Passe un vieux bonhomme qui demande au bûcheron ce que lui vaut cette mine désolée ; – je viens de…