Je viens te parler des sentiers.

Je viens te parler des sentiers.

Je viens te parler des sentiers que j’emprunte dans mes matins d’estive
Des chants venant des bosquets où nichent des rossignols, des mésanges…
…Partager la douceur du jour au gré de mes pensées qui dérivent
Sur les flancs d’un mirage végétal, grésillant d’une cacophonie étrange.

Les ombres devant l’astre jouent la séduction, enfilent leurs bas de soie ;
Leur royaume inaccessible, immatériel, évoque la beauté vaporeuse ;
La tienne est si loin, toujours plus loin, que je ne puis la retrouver qu’en moi
A l’heure matinale que poursuivent mes pas sur des sentes taiseuses.

Je viens te parler dans le silence de plomb- alentour tout reste sans voix-
Te dire de tout cœur, sans les mots, combien me pèse ton absence :
J’oublie l’usure à mes souliers, des jours qui ont parcouru tant de fois
Ces chemins alertes qui ont recherché sans cesse ta présence.

De grands troupeaux indolents vont andante, agitant leurs clarines,
Souviens-t-en, éblouis, nous écoutions leur écho défier l’oubli ;
A l’alpage, nous mangions des tranches d’un pain roulé dans la farine
Aujourd’hui sur la table, émietté traîne notre amour désuni.

Pourtant,
Je viens te parler des sentiers que j’emprunte dans mes matins d’estive.

Pierre WATTEBLED- 22 juillet 2013.

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2 thoughts on “Je viens te parler des sentiers.

  1. « La tienne est si loin, toujours plus loin, que je ne puis la retrouver qu’en moi »
    … jusqu’à l’au-dedans et tout autour…

    Un très beau poème à lire et à partager !

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