Le Congrés

C’est pourtant sous les meilleurs auspices qu’avait débuté ce XIIème congrès de la Chasse d’Eau sous la présidence bonhomme mais ferme de M. Robinet. Même les habituels et encombrants intégristes du « M.P.C.F.J » (Mouvement pour la Cabane au Fond du Jardin) étaient restés silencieux ces jours-ci. C’est tout juste si la polémique soulevée par

ENTRE TON CHIEN ET TOI.

Entre ton chien et toi.   Entre ton chien et toi. C’est beau cette complicité : Ce que tu lui dis ; Autrement plus grand Ce qu’il a compris ; Toi, tu le rassures, Tu es la promesse D’une présence ordinaire, D’un morceau de sucre ; Il saute de joie, il jappe, Et toi tu claques tes doigts ; Lui,

POESIE DU JOUR

Nulle part…   Viens-tu de nulle part ? Où n’est-ce D’un matin de hasard ? Cœur ouvert Au long fleurissement ; Conscience Du frémissement S’attardant Sur ta peau fragile A l’heure De ce commencement Le début De la maturation : Sans cesse Dés lors, changeras-tu ; En esprit, La chair ou la matière Boucanent Inéluctablement ; Mais chacun Peut décrypter l’écorce

Quelqu’un de sacrifié

*** Quelqu’un de sacrifié. Toujours quelqu’un de sacrifié : Derrière la porte pour pleurer ; Du grand amour qu’on partageait Ne reste qu’un lit défait. Toujours quelqu’un qui se barre Soudain sans crier gare ; De nuit tu étais son phare Quel naufrage se prépare ? Toujours le poids du silence Qui étouffe la sentence

Coeur à coeur, d’âme en âme.

Cœur à cœur, d’âme en âme. Virevoltante la soie légère D’une pensée Qui effleure avec douceur L’esprit ouvert Virevoltant les blancs flocons Tous ces mots Dans l’encre sympathique : Vides espaces Virevoltant tels désirs fous Imaginant La tessiture, l’essence Des trémolos… Virevoltants, superficiels, Dans l’air voilé, Le sens et les vibrations Qui portent voix. Tourbillonnante

Je viens te parler des sentiers.

Je viens te parler des sentiers.   Je viens te parler des sentiers que j’emprunte dans mes matins d’estive Des chants venant des bosquets où nichent  des rossignols, des mésanges… …Partager la douceur du jour au gré de mes pensées qui dérivent Sur les flancs d’un mirage végétal, grésillant d’une cacophonie étrange.   Les ombres 

chaque instant te regardant

Je me retrouve à ton âge.   A chaque instant te regardant je me retrouve à ton âge, et si parfois je te vois un peu déjanté je pense avoir perdu ce feu de la jeunesse, un peu d’insouciance et ce brin de folie qui emporte tout ; un élan que personne ne saurait arrêter et

Elles Hos-Air les faits minimes

Amiga, Aujourd’hui j’ai senti toutes mes cellules pétiller sous l’oxygène de la nouveauté. Il suffit parfois de modifier un horaire, prendre un virage un peu plus large pour se sentir vivant, d’un flux d’oxygène pétillant. Ce qui me paraît improbable c’est l’endormissement, la mécanisation, les habitudes, quel baratin, … Pas besoin de gratter bien loin

La complainte des geysers (extrait)

Extrait du chapitre 23,  »A la lune, à la deuch’, à l’étroit sous à la bonne… » du roman de Bernard-Guy, sociologue et jazzman, intitulé « La complainte des geysers » paru en 2008. https://contesarebours.wordpress.com/ Bernard-Guy est également l’auteur de la préface du dernier recueil du collectif LAT autour des Villes Mutantes et autres curiosités bétonnées,

Le diable, l’astronome et la naine rouge (extrait)

En Arménie aussi, le printemps se montrait précoce. En cette nuit tiède, le ciel couvert annonçait un orage et Miridjan s’apprêtait à frapper à la porte de Diane. Il portait sur ses bras tendus une longue tunique en lin et une large ceinture brodée de fils d’or. Il était resté sur le seuil, les bras