La sombre Charybde poussait l’insouciante Scylla vers un épilogue improbable.

Les écrivains prenaient la penne d’astiquer leur plume tant ils semblaient passionnés par cette mouture d’anti héros qui s’agitaient dans le creuset de l’histoire qu’ils suivaient tous avec passion.

Hormis ce Black Jack sorti tout droit de la volute d’un pétard déjà éteint, chacun espérait un message du « tout-la-haut ».

Peut-être ce canard blanc nageottant sur le lac serait-il le cygne attendu ?

Toujours est-il que Pawata commençait à avoir les abeilles car la situation lui pompait le dard : le peuple insouciant ne tenait pas compte des indications que semait Akatagi, son fils lors de ses traversées des chats pitres.

Devrait-il en arriver à jeter l’eau propre sur les sales gamins qui voulaient entraver la marche de la route vers la sérénité ?

Il y avait bien ce sheriff, « Peuchère » Hank, qui se démenait comme un beau Dieu pour comprendre l’incompréhensible.

Il y avait bien ce Bad Daddy, monté sur sa Daisy litre qui influait fortement pour un règlement de l’affaire. Un indien déguisé en cowboy ne pouvait pas être un mauvais indien.

Comme ce Yanis, demi-frère d’adoption d’Akatagi, guérisseur à ses heures mais surtout explorateur de fonds de puits pour y chercher la vérité qui fuyait sa copine Béatrice.

I y avait aussi ce Child, amateur de violon sanglotant et défenseur de la cause indienne, de Delphine et de sa sœur Marnie qui sortaient de la genèse de l’histoire.

Et les Bates ? De baise bal en soirées dansantes au motel de last chance, aussi simples à cerner qu’un œil fatigué qui pocherait dans le bleu ?

Sans compter les « souvent absents même quand ils sont présents » comme ce Slévitch expatrié puis rapatrié vers l’empire du soleil levant ou cette Marinette fugace dans ces réapparitions.

Tout un monde gesticulant, ourdissant, enquêtant et résolvant ce qu’il croyait être un présent imparfait venu d’un passé pas si simple qui deviendrait un futur antérieur aux dogmes indicatifs de la vérité.

Pawata se mit à chercher ce qui pourrait être un signe de bon aloi rappelant la naissance d’Akatagi.

L’image de la prime maternité de son fils restant l’étable, il grava sa colère en lettre de feu sur le mur de la maison des artistes.

« L’étable de l’aloi »

Ces trois mots signifiait ainsi aux écrivains sérieux de faire l’épitre du concours initial : gagner deux ans de location gratuite tout en se persuadant que location faisait toujours le larron.

Content de son stratagème, Pawata regarda l’herbe du rond imbherbe : elle avait bien repoussé dans le jardin de la maison des artistes de Détroit, Michigan.

Puis, tranquillement, certain d’avoir fait le job, il remonta vers le pays des chasses éternelles.

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