RC 73 La colère de Pawata

La sombre Charybde poussait l’insouciante Scylla vers un épilogue improbable.

Les écrivains prenaient la penne d’astiquer leur plume tant ils semblaient passionnés par cette mouture d’anti héros qui s’agitaient dans le creuset de l’histoire qu’ils suivaient tous avec passion.

Hormis ce Black Jack sorti tout droit de la volute d’un pétard déjà éteint, chacun espérait un message du « tout-la-haut ».

Peut-être ce canard blanc nageottant sur le lac serait-il le cygne attendu ?

Toujours est-il que Pawata commençait à avoir les abeilles car la situation lui pompait le dard : le peuple insouciant ne tenait pas compte des indications que semait Akatagi, son fils lors de ses traversées des chats pitres.

Devrait-il en arriver à jeter l’eau propre sur les sales gamins qui voulaient entraver la marche de la route vers la sérénité ?

Il y avait bien ce sheriff, « Peuchère » Hank, qui se démenait comme un beau Dieu pour comprendre l’incompréhensible.

Il y avait bien ce Bad Daddy, monté sur sa Daisy litre qui influait fortement pour un règlement de l’affaire. Un indien déguisé en cowboy ne pouvait pas être un mauvais indien.

Comme ce Yanis, demi-frère d’adoption d’Akatagi, guérisseur à ses heures mais surtout explorateur de fonds de puits pour y chercher la vérité qui fuyait sa copine Béatrice.

I y avait aussi ce Child, amateur de violon sanglotant et défenseur de la cause indienne, de Delphine et de sa sœur Marnie qui sortaient de la genèse de l’histoire.

Et les Bates ? De baise bal en soirées dansantes au motel de last chance, aussi simples à cerner qu’un œil fatigué qui pocherait dans le bleu ?

Sans compter les « souvent absents même quand ils sont présents » comme ce Slévitch expatrié puis rapatrié vers l’empire du soleil levant ou cette Marinette fugace dans ces réapparitions.

Tout un monde gesticulant, ourdissant, enquêtant et résolvant ce qu’il croyait être un présent imparfait venu d’un passé pas si simple qui deviendrait un futur antérieur aux dogmes indicatifs de la vérité.

Pawata se mit à chercher ce qui pourrait être un signe de bon aloi rappelant la naissance d’Akatagi.

L’image de la prime maternité de son fils restant l’étable, il grava sa colère en lettre de feu sur le mur de la maison des artistes.

« L’étable de l’aloi »

Ces trois mots signifiait ainsi aux écrivains sérieux de faire l’épitre du concours initial : gagner deux ans de location gratuite tout en se persuadant que location faisait toujours le larron.

Content de son stratagème, Pawata regarda l’herbe du rond imbherbe : elle avait bien repoussé dans le jardin de la maison des artistes de Détroit, Michigan.

Puis, tranquillement, certain d’avoir fait le job, il remonta vers le pays des chasses éternelles.

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21 thoughts on “RC 73 La colère de Pawata”

  1. Lenaïg says:

    Delphine est impressionnée par la colère de Pawata, le tonnerre et les éclairs, surtout les éclairs, l’ont toujours mise dans un irrépressible état de peur panique ! Heureusement qu’elle sait que c’est la voix de Pawata qui parcourt le ciel dans ce cas-là, que normalement il maîtrise mais un accident est si vite arrivé … Elle aussi est là sans être là quand sa marionnettiste n’écrit pas, mais elle n’y peut rien si celle-ci est en panne d’inspiration et de temps et si personne d’autre, genre Mr Child, ne lui tire pas les ficelles ! Vrai qu’il n’y en a qu’on n’a pas vu depuis longtemps, ni en texte ni en commentaires. Pawata a l’art de bien résumer, ceci complète l’intervention de Jack Black.

    1. aganticus says:

      Pawata ne juge pas puisqu’il est aussi partie; juste un survol de la situation qui va peut-être permettre un regroupement des uns et des autres pour mettre une option sur la maison de Détroit.
      Les protagonistes de cet incroyable roman sont en train de réunir leur fils pour présenter une toile qui fera date dans le monde du patchwork…
      Et les lecteurs qui laissent leurs appréciations comme Delphine y sont tout aussi importants.
      Voire plus…

      1. J.B. says:

        Est-ce à dire que Jack juge ? J’adjuge qu’on m’entende : je ne jure pas ! Je suis journaliste !^^

        1. aganticus says:

          juger c’est trancher et personne n’a vu ton couteau briller plus loin que ton clavier…

        2. Lenaïg says:

          J’ai un soupçon en voyant ces deux sourcils levés ^^ ! Si ce n’est lui, en ce fait, JB ressemble à Slévich 🙂 ! Mais bon, c’est peut-être une … nouvelle identité. Ce qui est sûr, c’est que c’est un indépendant !

          1. Lenaïg says:

            Oh, ça c’est causer comme dans les ouesterns ! Ben, qui que soit Jack, je préfère qu’il n’écrive pas au couteau aussi …

            1. Lenaïg says:

              En revanche, la peinture au couteau, quand c’est bien fait, c’est beau.

          2. aganticus says:

            En revenant de Nantes, la digue la digue (au refrain)…

  2. Di says:

    Akatagi, tu es le frère de Yanis, lié par le père Pawata, peut-être le beau-père de Béatrice si union il y a avec ton frère, à l’autel de la l’oie des dix commandements. Le monde est bien petit ! Le temps de digérer la colère électrique de Pawata ne sera pas trop long, mais il fait bien de commander en se servant du mur des écrivains. Quand les petits n’écoutent pas, il faut mettre des balises. C’est pour notre bien. Cela fait un beau graffiti, original, en plus. Mais je ne vois pas Marie-Louve. Pawata l’a t-il amené avec lui dans les prairies éternelles? Je ne peux m’en passer. Je prie pour qu’il me la redonne. Passe le message à votre père qui se repose au pays des prairies. Qu’il ne laisse pas ses enfants pleurer son départ.

    1. Lenaïg says:

      Ciel, oui, où est Marie Louve ? Que Pawata ou son chaman nous rassure !

      1. aganticus says:

        Elle doit être en train d’interpréter « le sacre du printemps »

        1. Di says:

          On serait plus heureux d’un printemps qui nous chauffe la couenne. Comme c’est là, on va être plus blanc que blanc rendu à l’automne.

      2. Di says:

        J’avoue que je suis un peu amie-poule. Pourtant, j’étais pas une mère poule.

    2. aganticus says:

      C’est un story graffiti

  3. bakachild says:

    Nous sommes de sales gosses, et Pawata nous incite à faire l’épitre.
    Cette fois, on tiendra compte de l’indication… 🙂

    1. aganticus says:

      il n’est guère besoin de pousser fort pour nous inciter à faire l’épitre

      1. Di says:

        Tétu encore fâché Pawata ?

        1. aganticus says:

          La puissance céleste de Pawata a retrouvé le calme ; que les plumes de la maison des artistes construisent le chemin de la sérénité.

  4. Lenaïg says:

    Les pitres dans l’étable, l’épître dans les tables, voui, je retiendrai.

    1. aganticus says:

      les pitres des tables de la loi valent bien un épitre…

  5. Marie Louve says:

    Saint’ Éloi ! Au sacre du printemps, le chaman faisait retraite dans son tee per et pour cause d’orages électriques. Depuis l’aube , le calumet de la paix ne fit aucune pause. Voici qu’à l’heure des chouettes, il a les esprits trop embrouillés pour étendre ses odeurs de sagesse tout autour. Marie Louve dit: Je reviens demain matin avec du pain et des jeux plein la plume. J’ai des pitres sur ma table tournante. Bisous pour tous.

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